jeudi, 25 septembre 2008

Les Socialistes, leur congrès et le MoDem

Il paraît que les Socialistes ont bientôt un congrès en Champagne ... Le Congrès de Reims, ils disent. Il paraît que le moment est venu à la Gauche de se reconstruire. Alors, ils "travaillent", avancent des "idées" pour "(re-)conquérir", "(re-)donner espoir", "avancer", "progresser" ...

Beaucoup n'y croient plus. Eux si. Pourtant empreints de grandes questions : "Qui suis-je, où vais-je, où cours-je ?".

Ils ne savent plus vraiment qui ils sont les socialistes ... Il faut dire qu'il y a François B. qui les embête ... et attire beaucoup de déçus, revigorés par un nouvel espoir qui se construit. Il faut dire aussi qu'il y a Olivier B. ... Ecartelés, ils continuent à vouloir le beurre et l'argent du beurre ... A ne penser qu'à tirer la couverture à eux, frileux, quand il faudrait s'ouvrir.

Opposition frontale et systématique à ce qui ne s'étiquette pas "de gauche".

Laissons les socialistes décider s'ils veulent s'enfermer, un peu beaucoup ou passionnément dans leur "reconstruction" ... Et proposons aux Français un esprit nouveau dans le monde politique. Celui de ne plus panser le bloc contre bloc, mais de penser le pierre après pierre.

"Comme une respiration dans la campagne" ... je vous propose de jeter un oeil sur celle des autres, à travers cette petite sélection sur le thème :

Le MoDem inconnu, infréquentable, inféodé, infidèle, improbable, impossible, imbécile partenaire ?

images.jpgBertrand Delanoë

Clarté, Courage, Créativité : Une gauche conquérante pour redonner un espoir à la France

"Les alliances sont indispensables.
Plus encore qu’un moyen, elles sont un élément d’identification de notre orientation politique et de notre stratégie de conquête du pouvoir.
Elles doivent être à gauche avec tous ceux qui veulent participer à la construction de majorités nationales et locales pour gouverner ensemble et pour réaliser les changements nécessaires. Pour les solidifier à tous les niveaux, du local au national, nous devrons proposer à nos partenaires verts, communistes, radicaux de gauche, républicains, des formes permanentes de coordination et d’actions communes.
Quant au centre, constatons lucidement qu’il n’est pas à gauche… En l’état actuel des choses, le MODEM et son leader ont les yeux rivés sur 2012, misant sur l’échec de Nicolas Sarkozy et sur le nôtre. La question n’est pas ici de porter jugement sur les circonstances électorales locales qui ont amené des camarades à conclure des accords municipaux avec ce parti. Mais une circonstance ne fait pas une stratégie d’ensemble. Et nous ne serons intelligibles et crédibles que si nous fondons notre stratégie sur la clarté des engagements et sur la cohérence des convictions. Les seules frontières du rassemblement que nous voulons construire sont entre ceux qui veulent y participer et ceux qui se réfugient dans la contestation ou dans le refus du clivage entre la gauche et la droite.
Croyons en nous-mêmes, en nos capacités, travaillons, rassemblons des forces et il reviendra alors à celles et à ceux qui se définissent aujourd’hui comme centristes de choisir leur chemin. Qu’ils s’opposent vraiment à la politique de la droite, qu’ils fassent sans ambiguïté le choix de la justice sociale et du progrès et le dialogue sera possible. Mais dans l’état où est notre démocratie, malmenée par l’arrogance et la légèreté d’un pouvoir auto-satisfait, ce n’est pas aux socialistes de brouiller davantage l’image de la politique aux yeux de nos concitoyens en la traitant comme un marché."

images2.jpgMartine Aubry

Changer à Gauche pour changer la France

"Nous voulons des alliances claires et nous réaffirmons notre attachement au rassemblement de la gauche. Ces derniers temps, la confusion a régné sur le plan stratégique. Notre Congrès doit mettre fin à la ligne politique en zigzag illustrée, notamment, entre les deux tours de la dernière élection présidentielle. Posons la vraie question : le PS confirme-t-il son adhésion au rassemblement de la gauche ou lui préfère-t-il une autre perspective, celle des alliances avec le centre et le centre droit ? Avec nous, c'est clair : il n'y aura pas de renversement d'alliances. Aux élections municipales et cantonales de 2008, notre parti avait fixé une ligne claire vis-à-vis du MODEM. Un éventuel accord était soumis à trois conditions.
1) D'abord rassembler la gauche.
2) Ensuite que le projet de la gauche soit approuvé par le MODEM
3) Enfin, que le MODEM condamne sans réserve la politique menée par Nicolas SARKOZY.
C'est en application de cette décision collective que des accords avec le MODEM ont été conclus dans plusieurs villes françaises. La situation nationale est bien différente. François Bayrou, certes s'oppose à Nicolas SARKOZY, mais refuse d'adhérer au projet des socialistes et de la gauche. A lui de sortir de l'ambiguïté. Or aujourd'hui, son projet est flou quand il n'est pas contraire à ce à quoi nous croyons : n'a-t-il pas combattu les 35 heures, été favorable à l'allongement de l'âge du départ à la retraite ou encore à la réduction du périmètre de l'Etat ? Et jugeons aussi aux actes : entre les deux tours de la présidentielle, le candidat Bayrou n'a pas appelé à voter pour la gauche contre Sarkozy. Pour c'est clair, le rassemblement de la gauche est prioritaire. Il n'exclut pas que le PS agisse avec d'autres démocrates. Nous savons que la situation de la gauche est profondément différente du moment d'Epinay, quand deux grands partis - les communistes et nous - structuraient pour l'essentiel l'électorat de gauche. Il existe des millions de femmes et d'hommes qui refusent la politique de N. Sarkozy et qui attendent un projet différent pour la France et pour l'Europe. A nous de les convaincre que c.est par le vote socialiste que le changement est possible."

images.jpgSegolène Royale et Gerard Collomb

L'espoir à Gauche, Fiers d'être Socialistes

"Fédérer la gauche et attirer les démocrates.
Il est parfaitement légitime que le congrès du PS débatte de sa stratégie d'alliances. C'est une question importante. Elle découle en effet du projet du PS, de sa force idéologique, politique, électorale. C'est aussi une question que l'on doit aborder avec franchise, en regardant les réalités en face, en évitant par exemple le double langage des alliances locales les plus diverses, combinées à un discours très fermé voire sectaire au plan national. Quels sont les principes que nous proposons ?
- Premier principe : nous voulons, comme tous les socialistes, un parti socialiste puissant, plus puissant qu'aujourd'hui. La moyenne électorale du PS, ces 15 dernières années se situe entre 20 et 25 % des suffrages exprimés, sauf exception. Nous pensons que le Parti socialiste peut et doit faire mieux en se fixant comme objectif ambitieux de dépasser les 30 %, comme François Mitterrand nous en a montré la possibilité en 1986 et 1988. Cela dépend de nous, de notre capacité à nous rassembler, à devenir le parti de toute la société française pour porter un idéal réalisable, un enthousiasme, une gaieté et une envie d’être ensemble.
- Deuxième principe : nous gardons bien sûr la stratégie d’alliance née à Épinay. Elle consiste d’abord à rassembler la gauche, toute la gauche. C’est à partir de cette stratégie que nous ferons appel, lors des élections, à ceux qui se reconnaîtront dans notre projet et dans ce rassemblement de la gauche ouvert à tous ceux qui veulent offrir à la France des perspectives nouvelles. A partir de là il est possible et nécessaire, de réunir, avec toutes les gauches rassemblées au soir du premier tour, tous les démocrates qui partagent des valeurs communes avec nous."

images4.jpgBenoit Hamon

Un monde d'avance, reconstruire l'espoir Gauche. 

"RASSEMBLER
Un préalable : le refus de l’alliance au centre.
Le congrès de Reims sera utile s’il permet de clarifier les orientations stratégiques de notre Parti. Or les ambiguïtés sont loin d’être levées. Les élections municipales de mars dernier ont en effet semé le trouble dans nos rangs. Liste commune avec le MODEM dès le premier tour, fusion entre les deux tours, configurations en tout genre (avec ou sans le PCF, avec ou sans les Verts, etc.…). Faute d’avoir collectivement élaboré une position sur le sujet, les équations locales l’ont emporté, comme au bon vieux temps de la SFIO.
Peut-on en rester là ? Evidemment non. Il est inconcevable qu’un parti de gouvernement comme le PS s’exonère d’une réflexion approfondie sur les questions stratégiques. Surtout lorsque certains théorisent une différence entre le niveau local, qui admettrait des alliances avec le MODEM, et le niveau national où il deviendrait infréquentable, et que d’autres plaident pour un rapprochement pur et simple. Nous ne saurions accepter ce nouvel avatar de la « troisième force ». D’abord parce que nos divergences avec le parti de François Bayrou sont nombreuses et importantes : n’est-ce pas M. Peyrelevade, vice-président du MODEM, qui propose de ponctionner les salariés français de 5 points du PIB au profit des entreprises ? Ensuite parce que la confusion qui naît des alliances droite/gauche contribue au malaise démocratique. Enfin parce que le rassemblement des forces de gauches a fait ses preuves sur le terrain électoral." 

facebook.pngPole ecologique

Face à l’urgence sociale et écologique
Pour un Parti Socialiste résolument écologique

"La fin des ambiguïtés sur la stratégie d'alliances.
L’essentiel aujourd’hui n’est pas de discuter des alliances impossibles avec Besancenot ou Bayrou, qui de toute façon n'en veulent pas et ne rêvent au contraire que de capter une partie significative de l'électorat de gauche. Il n'est pas question non plus de reproduire les impasses de la gauche plurielle, avec un parti trop faible, incapable de donner une cohérence à l'ensemble, et soustraitant à ses partenaires des questions essentielles."

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