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samedi, 19 janvier 2008
Le complexe d'identité socialiste
Les Socialistes partent en campagne ... et n'en déplaise aux électeurs, ils partent en se comportant comme s'ils avaient déjà gagné. Les DNA en faisaient même déjà état à la mi-janvier. Qu'en penser ? Probablement qu'après avoir tout tenté pour se remettre sur pieds, ils s'essaient à la méthode Coué. Ils oublient sans doute que ce genre d'excès d'optimisme leur a déja joué des tours et les a laissés à la porte du premier ! On reprochait alors l'arrogance certaine de leur candidat. Attention chers camarades ... avez-vous bien retenu les leçons du passé ?
On peut sérieusement en douter, en lisant Roland Ries, candidat PS aux élections municipales strasbourgeoises, qui dès le début de sa lettre adressée aux habitants s'enflamme : "J’ai mesuré combien ma conception de la politique est en résonance avec les aspirations profondes des habitants de Strasbourg". Nous voilà avec un candidat comme investi d'une divine mission et qui, seul, se sent déjà en communion avec les âmes strasbourgeoises. La méthode Coué vous disais-je.
Et voilà qu'à longueur de tracts un petit pictogramme rouge représentant un moralisateur (M. Ries ?) nous dit dans sa petite bulle tout ce que l'équipe socialiste aurait si bien fait et réussi si elle était à la place de ceux qui n'ont vraiment pas bien fait ni réussi. Arrogance vous disais-je, jusque dans l'iconographie.
Mais cet aplomb n'est-il pas que de façade ? Les socialistes strasbourgeois ne se cachent-ils pas finalement derrière leur petit doigt pour faire oublier l'absence cruelle de rénovation idéologique, culturelle, humaine et structurelle dans le parti ? A les voir défendre leurs couleurs avec autant de force et de fierté, on peut sincèrement en douter. Car les chevaliers de Roland on rangé leur panache rose et leur fleur au poing. Ils préfèrent se parer d'orange et de vert pour défiler...Sur les documents de capagne, le logo à la rose est devenu si petit et si gris qu'on pourrait se demander si la fleur n'a pas finalement fané dans le coeur de tous les militants. Là réside le grand paradoxe socialiste : dire à qui veut l'entendre qu'on est le seul à être en union spirituelle avec les citoyens tout en s'accaparant les symboles des autres ... Peut-être croient-ils tromper l'électeur, ou bien s'octroyer de fait un "potentiel sympathie" par la couleur ?
Il me semble pourtant que l'équipe de M. Ries est encore dans le faux.
D'abord parce-que les citoyens ne sont pas dupes. Ils préféreront l'original à la copie. On ne peut s'affirmer sur la scène politique si on n'est pas fier de ce qu'on porte, le discours ne peut être entendu s'il camoufle un grave complexe d'identité.
Ensuite parce-que j'estime que la liste de gauche va un peu vite en besogne ... S'ils prennent en otage ce symbole démocrate dans le but de créer artificiellement un lien PS-MoDem dans l'esprit collectif, c'est même une réelle escroquerie. Devons nous rappeler que le MoDem n'est pas sorti d'une soumission à la droite UMP pour venir dans le giron de la gauche PS ? Devons nous rappeler que Chantal Cutajar, propose un projet sur des valeurs démocrates portées par une équipe humble, ouverte, honnête et fière de ce qu'elle porte ? Elle compte le faire librement jusqu'à la victoire avec et pour les Strasbourgeois.
M. Ries, votre orange, ce n'est pas le MoDem.
19:55 Publié dans Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : roland ries, parti socialiste, chantal cutajar, strasbourg, municipales, orange






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