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dimanche, 30 mars 2008

Celui qui voulait se faire plus orange que le MoDem

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Un homme fut au MoDem
Il lui semblait de bon futur.
Lui, qui n’était pas cohérent du tout dans ses thèmes,
Envieux, s’étend, et s’enfle, et confabule,
Pour porter sa personne en modèle,
Disant : « Rassemblons-nous, confrères ;
C’est assez ! dites-moi ; nous n’avons plus de désaccords !
– Mais si. – C’est votre fait ! – Ambition voilà tout. – Ô stérile voie !
– Retrouvons nous sur valeurs et éthique. » Le passéiste déplore,
Méprise et s’engonce dans un discours inconstant.
Le MoDem a toujours des gens qui ne sont pas plus sages :
Des orateurs qui manient avec grâce le double discours,
Des figures arrogantes, qui veulent louanges ou cours,
Mais qu’on ne peut contredire sans subir fusillade.

Librement inspiré de Jean de La Fontaine,
La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf

jeudi, 27 mars 2008

Ces jeunes de la vieille politique

1960339991.jpgDernières Nouvelles d'Alsace - 27.03.08
"Un certain nombre de jeunes militants du MoDem ont été incités à voter pour les Verts au premier tour de l'élection municipale strasbourgeoise. Et ils l'ont fait. Le but était de faire échec à la stratégie de leur propre candidate MoDem, Chantal Cutajar, à laquelle ils s'opposaient et qui souhaitait "assécher" l'électorat des Verts. Le contrat a été d'une certaine manière rempli. Les Verts sont arrivés devant le MoDem au premier tour des municipales à Strasbourg. Et ce sont eux qui ont pesé dans la balance face au PS, jusqu'à faire alliance. Quant à la candidate du MoDem, son faible score la fragilise maintenant face à tous ceux qui veulent prendre le leadership du parti centriste. On attend la suite des évènements ..."

Le chemin va-t-il être si long pour construire un Mouvement Démocrate où le navire n'est pas sabordé de l'intérieur par les matelots ? Qu'on soit en désaccord avec un positionnement, bien que choisi et souhaité lors d'un vote des adhérents, peut être compréhensible. Mais communiquer de la sorte pour discréditer une candidate dans l'objectif d'une élection interne est plus que déplorable ! On perçoit même dans ce 'chuchotement' un stratagème pervers à plusieurs niveaux.

  • L'implication de "jeunes" au sens large porte le doute sur toute l'équipe des Jeunes Démocrates : cela devra être corrigé;
  • La dévalorisation d'un score qui, s'il n'est pas exceptionnel, demeure dans la moyenne nationale des grandes villes où le MoDem défendait une liste autonome ;
  • La désolidarisation totale vis à vis du MoDem par la publicité d'un acte et d'un choix personnel. Cela va pourtant gravement à l'encontre de notre charte éthique;
  • L'attitude destructrice de ces personnes qui, pour arriver à prendre un pouvoir interne, n'hésitent pas à discréditer le Mouvement dans son ensemble auprès de nos concitoyens.

Ces 'jeunes', vides de courage et d'ambition pour le MoDem, n'exercent nullement une pratique 'jeune' de la politique. J'espère sincèrement qu'ils retrouveront leurs esprits pour une rénovation réelle de notre pratique démocratique. Ou bien, peut-être pourront-ils aller chasser leurs mauvais esprits ailleurs ...

dimanche, 23 mars 2008

Yann Wehrling et le MoDem : "Le moteur de mon action publique est et restera l’écologie"

119251970.jpgYann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts, était deuxième sur la liste du MoDem aux élections municipales à Strasbourg. Sur son blog, il revient sur ses choix politiques ambitieux pour les idées et les valeurs. Je reproduis ici quelques extraits de son article en espérant que Yann, dont j'apprécie sincèrement l'engagement et la sincérité, poursuive son action proche d'un MoDem que nous voulons profondément rénovateur de la pratique et des idées de la politique française.

"A Strasbourg, le terrain était favorable à la construction d’un pont entre les Verts et un modem écolo-compatible. Nous aurions pu ouvrir la voie d’une recomposition politique que j’espérais voir se dessiner dans la champ politique français à l’issue de ces municipales.
Les urnes ont parlé. A ce stade, je prends acte que j’ai perdu ce pari à Strasbourg. Je sais que beaucoup de personnes n’ont, in fine, pas compris mon choix. Le refus et le rejet par les Verts d’une telle option (alors que certains verts l’ont fait dans d’autres villes comme à Nancy ou Anthony), puis les difficultés internes au Modem ont largement brouillé à la fois le sens de ma démarche et à la fois l’image de la liste sur laquelle j’avais accepté d’être un candidat “d’ouverture”. Nous nous sommes englués dans des détails qui n’avaient pas d’importance à mes yeux mais qui ont pris une ampleur qui a totalement éclypsé ce qui était pour moi l’essentiel. (…)

Le plus important dans ma réflexion est le poids et l’influence de l’écologie.
J’ai toujours cru en l’écologie comme grille de lecture des choix politiques. Et ma volonté de rapprochement avec le Modem n’était pas un renoncement à l’écologie politique, bien au contraire. Je ne voudrais pas qu’on réduise ma démarche à une adhésion au centre. Il s’agissait avant tout et surtout d’ouvrir la collaboration entre des écologistes de tous bords politiques, et en l’occurence à Strasbourg entre toutes les personnes de bonnes volontés qui veulent avancer avec sincérité sur ce nouvel enjeu fondamental qu’est l’écologie. (…)

Dans le contexte de la préparation des élections municipales et au regard des forces en présence, j’avais perçu dans le Modem qu’il y avait des personnes avec qui il était possible d’aller loin dans ce dialogue et de conduire un parti qui a pesé fortement durant la présidentielle, notamment à Strasbourg, vers une grande prise en compte des propositions écologistes. J’en ai d’ailleurs fait la démonstration car je dois rappeler que beaucoup de propositions du programme de la liste Modem à Strasbourg (qui sont détaillés sur ce blog) étaient vraiment très ambitieuses en matière d’écologie.
Ainsi, ce qui guide ma réfléxion c’est de construire des alliances entre des écologistes de tous bords politiques.  (…)

Je pense que la situation mérite qu’on ouvre aujourd’hui grand le débat sur la place de l’écologie dans le paysage politique français, voire européen et mondial. Je n’ai pas voulu taire mes réfléxions pour de simples logiques d’appareil politique liées aux raisons électorales ou aux querelles intestines et inter-personnelles dont personne ne comprend plus rien… y compris les intéressés eux-mêmes. Le moteur de mon action publique est et restera l’écologie. (…)

Quant à l’opportunisme que certains ont vu dans ma démarche à Strasbourg, si tel avait été le cas, d’autres choix plus confortables s’offraient à moi. Je ne les ai pas faits parce que tel n’était pas mon objectif… (…)"

Yann Wehrling

Lire l'article complet

lundi, 17 mars 2008

Hexagodem : les municipales aux cinq coins du pays

Le MoDem a partout fait de belles campagnes pour les élections municipales et cantonales. Toutes montrent qu'on assiste à la naissance d'un mouvement avec une identité, un message neuf, des personnalités fortes et dynamiques. La cohérence du discours de ces listes à travers le pays illustre ce que devient le MoDem : pas un parti supplétif, pas un 'centre' mou sur ses propositions ou dur sur ses positions mais un mouvement avec une véritable identité propre et inédite, celle construite par des démocrates qui croient au message qu'ils portent. Ce message s'appuie sur l'attachement au pluralisme et à une vie démocratique riche, sur des projets concrets et des équipes nouvelles.

Voici un petit coup d'oeil de grandes villes aux cinq coins du pays : comme une mosaïque de similitudes qui dessine l'image de notre mouvement en construction ...

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Lille - Paris - Strasbourg

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Caen - Toulouse - Marseille

mercredi, 12 mars 2008

Ethiques de campagne

99201382aea46cc33cc436512d70f949.jpg"Les adhérents du Mouvement démocrate reconnaissent pour l’action en commun la nécessité de l’organisation. Ils acceptent de s’inscrire dans la discipline et la cohérence de cette action.
Les adhérents du Mouvement démocrate assument le débat interne et considèrent le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement.
Les adhérents du Mouvement démocrate sont solidaires des décisions collectives du Mouvement, notamment en termes d’investitures pour les différentes élections."
Extraits de la Charte Éthique du Mouvement Démocrate.

Il me semble bon de ressortir un document pas si ancien que ça mais qu'on avait oublié sous une jolie couche de poussière...
Qu'on soit ancien ou tout nouveau, qu'on s'exprime derrière son pseudo ou a visage découvert, qu'on se soit engagé dans une équipe ou l'autre ... tous devons rester humbles devant les résultats et surtout les analyses des derniers jours.
Je suis extrêmement fier d'avoir participé activement et de manière constructive à cette aventure. Si le résultat est décevant, cela pose malgré tout une pierre supplémentaire de le jardin du MoDem Strasbourgeois. Il est plus connu et reconnu. Il a mené une campagne étonnante et détonante.

Cela étant, les critiques pleuvent. Et on sous-entend même dans certains messages que "des têtes seront coupées". Si chacun est en droit d'y aller de son analyse, la situation est suffisamment complexe pour ne pas être simplifiée à l'extrême. Toute tentative de discréditer une vision par rapport à une position me paraît mal venue et particulièrement détestable. Surtout, cela relève, le plus souvent, plus du dénigrement de personnes que de faits véritables.

Chantal Cutajar n'a pas démérité dans cette campagne. Certes, les résultats sont en deçà de ce qu'on espérait. Des erreurs ont pu être commises, la lisibilité a pu parfois être limitée. Nous l'assumons et nous pourrons en discuter sereinement.
Cependant, les tentatives destructrices internes de déstabilisation ont été plus virulentes que le discours de nos concurrents à l'élection municipale. Cela n'est pas acceptable.
Nous voulons faire autrement de la politique. Le préalable est de toujours se situer dans une action vertueuse qu'elle soit critique ou positive. L'opposition hostile interne au Mouvement et unilatérale à laquelle on a pu assister est clairement incompatible avec une parole forte à l'extérieur et a fortiori avec un débat sain à l'intérieur.

Cessons alors ces attaques infondées :

  • La liste Générations Mieux Vivre n'a pas fait une contre-performance au regard des autres listes MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants.
  • Les verts n'ont pas seulement dépassé le MoDem aux municipales. L'écart entre les deux formations politiques est même plus important aux cantonales.
  • Le score des candidats MoDem aux élection cantonales n'est pas meilleur que celui des municipales. L'éparpillement des voix entre 11 listes est de fait plus important que lorsque la concurrence est moins forte. En outre, les cantonales sont un scrutin uninominal - on adhère ou pas à une personnalité - alors que l'élection municipale est un scrutin de projet et de liste où le poids des partis traditionnels est (malheureusement) important.
  • Les candidats MoDem aux élections cantonales n'ont pas participé à la liste en course pour la mairie. Leur investiture relève des instances provisoires départementales et nationales et n'a pas été soumise au vote des adhérents. Ils ont clairement manifesté leur hostilité à la liste Générations Mieux Vivre, soutenant même d'autres listes en course dans leur discours publique. La liste de Chantal Cutajar n'a pas interféré dans leur campagne et a parfois soutenu des candidats en participant à certaines manifestations qu'ils organisaient.
  • La tête de liste MoDem n'avait pas pactisé avec R. Ries avant le 1e tour comme on a pu le lire. Elle a répondu favorablement et avec enthousiasme à l'ouverture que ce dernier proposait au soir de l'élection ("Plate-forme programmatique", disait-il). Elle a refusé l'accord le lendemain et a manifesté sa déception face au contenu proposé par le PS, vide de tout accord sur les idées. Qu'aurait on entendu si elle avait accepté seule cette 20e place isolée ? La démocratie interne a au contraire fonctionné et l'équipe qui l'entourait a été consultée. La décision de ne pas compromettre le MoDem dans une alliance artificielle et vide de sens a été collective.
  • La position de répondre favorablement à une hypothétique proposition de discussion avec de Tandem a été tenue dans le même esprit. Rien n'était alors décidé quant au contenu d'un accord encore moins quant à sa signature.

Je souhaite vivement, qu'au regard des échéances prochaines qui attendent le Mouvement Démocrate strasbourgeois et alsacien, nous puissions nous affranchir de ces querelles de chiffonniers et tous ne pas défendre avec virulence nos positions en ne cessant de jeter le discrédit sur les idées de l'autre.
Nous voulons une pratique saine de la démocratie interne. Mais une pratique active, constructive, concrète.
Cela suppose des choix clairs, un discours fort et sincère. Ils doivent être visiblement en accord avec les actes.
Nous devons en finir avec ces pratiques d'un autre temps ou d'un autre parti. La démocratie interne doit être apaisée mais fructueuse. La manipulation, le combat d'influence, l'engagement intéressé doivent disparaître.
J'en appelle aux militants - notamment les nouveaux - à être vigilant et à ne pas se décourager. Le Mouvement Démocrate a besoin de tous pour se construire. Il a besoin d'une ossature solide. D'un débat productif. D'un engagement fort et désintéressé. C'est à ces conditions que nous passerons effectivement d'un parti de notables à un mouvement populaire et que nous serons en mesure de diffuser et trouver écho à nos valeurs et nos propositions chez nos concitoyens.

vendredi, 07 mars 2008

En attendant dimanche ...

Notre Contrat d'Engagement
pour une action concrète et réaliste :
Mieux Vivre à Strasbourg.

Démocratie locale rénovée,
Eco-écologie,
Pouvoir d'achat.

Le seul projet chiffré et neuf.
Une équipe nouvelle pour une politique nouvelle.

jeudi, 06 mars 2008

Jeunes et municipales : Débat MoDem / MJS à Sciences Po

1382032438.jpgJe reproduis ci dessous l'article publié par l'Afges à la suite du débat entre de jeunes colistiers de Rolland Ries et de Chantal Cutajar.
L'occasion de remercier le BDE de Sciences Po et l'Afges pour leur action constructive et saine dans le débat de la campagne municipale strasbourgeoise.

"Dans le cadre du cycle de débats sur les élections municipales, le BDE Sciences Po et l’association Sciences Po Forum recevaient, hier mardi 4mars, les représentants des jeunes encartés dans les différents partis.
Amphi comble de supporters des différents candidats à la Mairie de Strasbourg, venus écouter Nassira Djedid (MoDem, 31ème de liste), Guillaume Béchade (MoDem, 22ème de liste), Antoine Detourné (Président du MJS) et Paul Meyer (PS, 25ème de liste). Jean-Philippe Vetter (Jeunes UMP) avait dû se décommander.

Après quelques joutes en bonnes et dues formes sur les qualités et défauts respectifs de chaque mouvement en guise d’introduction, les animateurs ont amené les intervenants sur la question du rôle des jeunes dans les listes aux municipales.
Pour Paul Meyer, le rôle des jeunes ne doit pas se cantonner aux questions de jeunesse. Par exemple, en matière de logement : il doit s’agir d’une politique globale qui doit prendre en compte notamment la question des jeunes, et notamment des étudiants face aux problèmes de logement.
Nassira Djedid estime quant à elle que souvent, les jeunes sont associés en politique plus pour donner crédit, sans être réellement écoutés. Au MoDem, indique-t-elle, les jeunes ont pleinement leur place dans les réflexions et les positionnements. L’intérêt de la présence de jeunes sur une liste est notamment de parler directement aux jeunes strasbourgeois.

Rejetant l’idée de rapport de force entre jeunes et « anciens », Guillaume Béchade insiste sur l’importance de la concertation préalable à tout projet politique, qui intègre les jeunes au même titre que les militants plus chevronnés.
A la question de la salle « Intégrer les jeunes en politique revient-il à leur donner des responsabilités ? », Paul Meyer répond « Il est plus facile d’envoyer un jeune au casse-pipe que de le place en position d’éligibilité ».

Alors que la municipalité strasbourgeoise actuelle ne compte pas d’élu en charge de la jeunesse (mais un élu en charge de la « jeunesse en difficulté »), chacun a profité de cet échange pour rappeler les priorités de son camp pour les jeunes.
Ainsi, le MoDem compte trois axes prioritaires en matière de jeunesse, que sont le logement, le logement, les transports, et la qualité de vie dans la ville.
Pour le MJS et le PS, il s’agit plutôt, dans le principe, de redonner une place à la politique des jeunesses
, en instaurant par exemple une délégation du Maire à la jeunesse.

Si ce débat n’aura pas apporté, sur le fond, de grande déclaration inattendue, il permet au moins de rappeler l’intérêt que les étudiants portent aux questions politiques, et à la vie de la cité… Pour peu qu’ils s’y sentent associés."

Pourquoi le MoDem sera le parti jeune du XXIe siècle

1253534603.jpgSelon une étude de 2001 (Revue française de science politique, no 5/6, 2002, pp. 521-544), 85 % des jeunes ne s’intéressent que peu ou pas à la politique, 82 % pensent que les politiques ne sont pas à leur écoute et seuls 6 % pensent adhérer à un parti.

Mais l’indice le plus révélateur me semble-t-il est celui-ci : 66% ne se placent pas sur une échelle de classement politique. Il démontre à quel point la jeunesse ne veut pas - plus - se laisser enfermer dans une pensée bipolaire notamment au regard des défis du monde d'aujourd'hui : mondialisation, écologie, construction européenne.
Et ce sont justement ces défis qui transcendent le clivage gauche-droite depuis quelques années.

Toutefois, le désintérêt prononcé par rapport à l’engagement politique dans ses formes classiques n’est pas nécessairement désintérêt pour le politique. Il me semble qu’il ne faut pas limiter l'engagement des jeunes à l'engagement politique. On le voit, la jeunesse s’engage pleinement dans des actions concrète sous des formes diverses, notamment en milieu associatif ou caritatif.
L’engagement devient plus "thématique", à la carte.

Ces phénomènes soulèvent la question de la place du collectif dans notre société de plus en plus individualiste.

Aujourd’hui, il n’y a plus de transmission de l’héritage dans sa forme traditionnelle. Il ne s’impose plus comme allant de soi, mais passe par sa mise en débat, en discussion, son expérimentation. L’acquisition d’une capacité à délibérer, à juger, à choisir, à négocier, devient essentielle. C’est une volonté de mise à distance critique vis-à-vis des cadres sociaux et des groupes d’appartenance.

Le modèle classique d'engagement politique n'est plus réellement d'actualité.
Alors, plutôt que de changer les jeunes, nous devons changer les formes d'engagement politique.

Avec la création du Mouvement Démocrate, on assiste à une formidable occasion de porter ce changement. Et nous voulons le mettre en œuvre.
Nous ne nous soumettons pas à une pensée toute faite qui impose un carcan inadapté à l'épanouissement de l'esprit. Nous proposons la réconciliation de l'individu avec le collectif.
A mon sens, le MoDem est l'organisation politique qui a formalisé sous son aspect le plus abouti cette nouvelle forme de mouvement politique qui met le citoyen libre et responsable au cœur de son action.

Le MoDem s’appuie sur des valeurs, défend le pluralisme, et l’éthique politique pour que les aspirations de l’homme soient en adéquation avec l’épanouissement de son engagement.

Les valeurs du MoDem : une autre conception du politique

Le préambule des statuts souligne que notre organisation « garantit l'équilibre entre le la libre expression des adhérents et le principe de cohérence des instances élues. »
A l'opposé d'une culture du chef ou d'une bataille de courants, nous  construisons nos positions collectives à partir des individualités qui s'expriment et partagent des valeurs fondamentales communes.

« Le but de notre action est l’établissement d’une société de liberté, de responsabilité et de justice orientée vers l’épanouissement intellectuel et moral de la personne humaine et des communautés dans lesquelles celle-ci s’enracine.»
« Le principe d’une telle société est la démocratie, qui vise à porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. »
Quel autre mouvement pose la responsabilité des citoyens comme la pierre angulaire de son action ? C’est pour cette raison que nous ne concevons pas le vote réflexe comme un instrument d’opposition. Nous refusons le repli sur soi face au monde qui nous entoure.

Le pluralisme comme ingrédient fondamental de la démocratie

« Le  pluralisme politique et médiatique, garantit seul la liberté de penser, la liberté d’opinion, l’émancipation des citoyens et leur faculté politique. » La carence de pluralisme dans notre pays est à mon sens une des causes premières du rejet par les jeunes du fait politique qui veut placer les individus dans des cases ou des schémas de pensée.
Le pluralisme, même si c'est moins lisible, confortable et simple est l’un des ingrédients indispensables à l'élévation de l'esprit et de la démocratie.

Ces valeurs fondatrices s'appuient par ailleurs sur une pratique éthique de la politique qui assure la liberté du citoyen au sein de notre mouvement.

« Les élus ne relèvent pas d’un mandat impératif, ils exercent leur mandat en conscience » et « la liberté de vote est la règle. »
Cette liberté personnelle ne va pas à l'encontre de la solidarité du groupe mais elle l'accompagne en responsabilisant chacun de ses membres.
Nous assumons le débat interne et considérons le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement. Ainsi nous ne sommes pas dans l'invective ni dans l'opposition frontale stérile.

C'est sur ces valeurs humanistes et pluralistes que se fonde l'action du Mouvement Démocrate. Le point central est l'individu responsable et non la masse influente.
J'y vois une forme politique nouvelle qui incite à l'expression et à l'épanouissement personnel au profit de la collectivité.

Cette nouvelle forme d'engagement politique - où l'on garde toute sa liberté – est pleinement en accord avec l'aspiration de la jeunesse de s'engager personnellement sans se renier et en acquérant l'expérience nécessaire à la poursuite d'un parcours.
C’est pour cela que le Mouvement Démocrate, premier parti du XXIe siècle et en construction, préfigure d’une nouvelle génération politique. Une génération pleinement engagée où toutes les individualités concourent au progrès collectif vertueux.

lundi, 03 mars 2008

L'Université de Strasbourg et les municipales #2

1450728660.jpgUniversité unique : de nouveaux enjeux pour la vie étudiante

Logement, transports, éveil de la ville … sont les faiblesses majeures de Strasbourg pour son rayonnement auprès des étudiants. Tous ces points appartiennent au domaine de compétence de la ville ! La richesse principale, qui réside dans le tissu étudiant qui ne demande qu'à se développer, ne doit pas être gaché.

La richesse de la vie étudiante est capitale pour attirer les étudiants des autres régions ou étrangers. L’AFGES constate pourtant des réticences de la municipalité sortante (réduction des soirées étudiantes à 30 par an au Caveau de la Gallia, interdiction de créer une terrasse devant le RU Gallia...). A offre de formation égale entre universités françaises et européennes, c’est l’attractivité de la ville, son dynamisme qui détermine le choix de l’étudiant.

Les propositions de la liste "Générations Mieux Vivre" du MoDem et de Chantal Cutajar mettent l'acent sur ces trois points cruciaux que sont le logement, les transports et le dynamisme de la cité.

Bien se loger est une difficulté majeure des étudiants. Notre action en faveur du logement sera triple :
- libérer du foncier (dents creuses et friches en réhabilitation) pour permettre la construction de nouveaux logements,
- mettre en place une aide à la caution,
- inciter à l'isolation pour une baisse des charges locatives.
Nous réfléchirons à une gestion commune avec les associations (délégation de service publique) qui ont fait leur preuve (AFGES gère notamment le restaurant universitaire Gallia de manière efficace).
Par ailleurs, un programme de fond permettra la détection et la dénonciation du logement insalubre et la mise en place d'un indice des loyers en partenariat avec les associations de consommateurs.

Nous permettrons le développement des transports par une politique ambitieuse :
- une baisse du prix du ticket de tram de 10%,
- la mise en place du Vélib gratuit,
- la poursuite de l’extention des lignes de tram, la construction d’un réseau de tram train complet, le développement des bus de nuit sécurisés.

Une nouvelle Charte de la Vie Nocturne permettra de promouvoir le divertissement de nuit à Strasbourg. Il souffre cruellement d’un manque de liberté. Elle insufflera une rénovation des lieux de distraction, d’une extension des autorisations d’ouverture et en contrepartie assurera le respect du calme pour les riverains. Cette nouvelle charte se fera en concertation avec les professionnels et les associations concernées.

Nous ne souhaitons pas la création de zones de vie exclusivement nocturne. Cependant, de nouveaux établissements d’animation (bars de nuits, boîtes de nuits) pourront s’installer autour de la Laiterie dans un quartier dédié aux cultures nouvelles et à l’animation de nuit.
Par ailleurs, la rénovation des quais au sud du centre-ville permettant une circulation apaisée et partagée créera un lieu convivial de divertissement au bord de l'eau (installation de nouvelles péniches et lieux festifs).
Nous proposerons la mise en place de billetteries de dernière minute aux guichets des salles de spectacle pour s’ouvrir à de nouveaux publics ayant d’autres façons de vivre la culture et l’évènementiel de nuit sera soutenu avec la création par exemple d’une Nuit blanche à Strasbourg.

Ces propositions, résoluement concretes, s'inscrivent dans une volonté de redonner à la ville une dimension jeune et dynamique pour que Strasbourg, de nuit comme de jour, ne reste pas un village ...

L'Université de Strasbourg et les municipales #1

203115607.jpgLe débat organisé le 27 février par l’Afges entre les candidats des quatre grandes formations politiques prenait une couleur singulière au lendemain de l’adoption par l’assemblée plénière du projet d’établissement de l’Université de Strasbourg unifiant les trois actuelles.

Si les candidats ne se sont pas opposés sur les points essentiels, on retiendra que la volonté pour les différentes équipes de s’engager auprès de l’université est substantiellement différente. Surtout, la méconnaissance de F. Keller de questions universitaires démontre à quel point elle reste en recul sur ces points pourtant cruciaux : elle propose la subvention de Masters, dénigre les conseils d’administration et parle d’instituts sans connaître leur véritable vocation.

Voici quelques points de réflexion qui reprennent en partie les propositions de l’équipe du Mouvement Démocrate et de Chantal Cutajar qui font la différence.

L’UDS : une chance pour la métropole

La concurrence internationale – notamment en matière de recherche – est un fait. S’y ajoute aujourd’hui une concurrence nationale voulue par le président Sarkozy. Dans ce contexte, l’ULP était déjà figure de proue parmi les universités françaises. L’Université Unique est donc un atout dans ce contexte mondial mais sa fondation ne doit pas se faire au détriment des étudiants et de l'enseignement.

Une université attractive est une chance pour Strasbourg, le monde étudiant une richesse extraordinaire pour la ville. La municipalité doit être aux côtés de la population étudiante et travailler en partenariat sur des projets concrets sur les bases d'une confiance mutuelle … Cela n'est pas le cas aujourd'hui : les étudiants sont peu considérés par les équipes en place car … ils sont souvent non électeurs à Strasbourg.

Nous proposons :
- un soutien politique et financier pour le rayonnement international,
- l’invitation d'un représentant étudiant lors des déplacements internationaux ou thématiques "enseignement, vie étudiante",
- la mise en valeur de l'enseignement dans la communication de la municipalité impliquant une promotion de l'université au-delà des frontières de la région, du pays et du continent.

Un plan de financement pluriannuel pourra être envisagé. Notamment sur de nouveaux projets ville-étudiants ou ville-université contractualisés comme :
- la création de nouvelles infrastructures de vie pour les étudiants (Pôle étudiant ouvert sur la ville comme à Reims ou Dijon).
- une aide au développement de certaines filières "stratégiques" œuvrant en accord avec les objectifs politiques de la ville et l’attribution de bourses de thèses dans ces domaines (Economie et technologies vertes, Formation d'interprète, Droit européen, …). Notons que cela aurait pu être fait pour la candidature de Strasbourg Capitale de la Culture avec les formations artistiques qui constituent dans ce domaine un potentiel énorme pour la ville !

Strasbourg donnera l’image d’une ville dynamique, qui tient à son Université et valorise ses étudiants par la création d'un prix de thèse Ville de Strasbourg / Institutions européennes parrainé par une personnalité ou un jury qualifié. En outre, l’aide à la tenue d'évènements universitaires (Savoir en communs, Nuit des chercheurs, Congrès accueillis par les équipes Strasbourgeoises, …) sera accrue.

La municipalité tiendra à être pleinement associée à la stratégie de l’Université. Un maire-adjoint sera chargé de l’accompagnement de l’université dans son processus de fondation et siègera au conseil de l'université. En retour, on peut imaginer un collège de représentants étudiants en contact privilégié avec la municipalité pour le suivi des opérations réalisées en partenariat.

Ces propositions s'inscrivent dans une volonté de refonder des bases saines et solides entre la collectivité, les étudiants et l'université. Chacun doit voir en l'autre un partenaire privilégié et à l'écoute. C'est dans cette optique de relation vertueuse que l'Université de Strasbourg et la ville s'enrichieront mutuellement.

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