samedi, 05 avril 2008
Pour un "Cabinet Fantôme" au Mouvement Démocrate
Le MoDem peu à peu dessine ce qu'il sera demain. Nombre d'adhérents - qui constituent l'une des forces politiques les plus vives face aux autres partis - proposent, construisent, suggèrent et ont la volonté de faire de notre mouvement une force positive qui appuie son action sur de vrais choix et un fond politiques honnêtes mais ambitieux.
D'aucuns prônent le retour au réalisme : sans élus point de salut. Bien que reposant sur une UDF dont il partage les valeurs fondamentales, le MoDem est un parti jeune qui commence à réaliser la difficulté d'exister en dehors d'alliances politiques préconçues qui assuraient jusqu'alors un nombre d'élus certain.
C'est bien heureux, la compromission aujourd'hui n'est plu. En lieu et place, une volonté de se poser en force de proposition constructive qui fonde ses accords politiques sur la comparaison des idées et projets plus que sur le nombre de sièges offerts ou la couleur des équipes en poste.
C'est dans cette posture courageuse que réside notre véritable révolution politique. Mais ne nous leurrons pas. Mailler le territoire d'élus MoDem influents, dans le fonctionnement actuel de notre démocratie, ne sera pas une tâche aisée. De nouvelles figures peu connues, un positionnement jugé flou, les écrans de fumée jetés par les partis traditionnels, la bipolarisation de l'info politique dans les médias... nous avons nombre d'obstacles à surmonter pour que nos idées puissent s'installer dans les esprits.
Et si nous jouions de nos faiblesses pour en faire des atouts ?
Une idée réellement intéressante émerge sur certains blogs ou dans les cafés démocrates : la création d'un Cabinet Fantôme au Mouvement Démocrate.
Sur le modèle de ce qui se fait chez nos voisins britanniques, le MoDem pourrait constituer un gouvernement fictif qui relayera nos idées et nos propositions. Comme étant "prêts à gouverner", ses membres - des spécialistes, ministres fantômes - réagiront à l'actualité politique et diffuseront des éléments de projets, défendront nos valeurs, proposerons des pistes de réforme de manière régulière, formelle et officielle.
Je vois l'installation d'un Shadow Cabinet comme un triple atout dans notre situation :
- La diffusion de nos idées sous une forme originale, facilement reprise dans les médias. Un moyen de semer et disséminer notre projet de société non pas en creux mais en plein, de manière constructive et réaliste.
- La mise sous les projecteurs de certaines figures fortes et compétentes de notre mouvement qui émergent ou émergeront des prochaines échéances. "Non François Bayrou n'est pas seul" pourra dire de lui même ce cabinet fantôme, bien réel. Notre capacité à gouverner apparaîtra évidente, notre voix plus forte.
- La construction du MoDem sur des idées, des valeurs et du fond. A cent lieues du conflit de personnes qui se trouvera dilué ou absent de cette organisation du Mouvement orientée sur la production constante et permanente de nouvelles mesures.
Cette idée développée au niveau national pourra également voir le jour et être délinée sur le plan local (municipal, régional, ...) afin de mailler les territoires, certes avec peu d'élus officiels, mais avec des idées forte qui porteront chez nos concitoyens et chez les autres partis qui devront, de fait, se positionner face au projet de société du Mouvement Démocrate.
20:04 Publié dans MoDem, Opinions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cabinet fantôme, modem, shadow cabinet, mouvement démocrate
vendredi, 04 avril 2008
Le MoDem doit être capable de choix ambitieux
Alors que nous sommes aujourd'hui plein d'espoir et d'ambition pour la construction d'un Mouvement Démocrate fidèle à l'esprit de renouveau insufflé par François Bayrou et tous ceux qui l'ont rejoint à l'issue de l'élection présidentielle, certains prônent en tous lieux un retour en arrière.
Ceux-là même ont régulièrement montré leur réticence ou ont brillé par leur absence lors des évènements majeurs qui ont posé les premières pierres de notre mouvement nouveau.
Le MoDem doit maintenant se structurer, s'étoffer, prendre de l'assurance. Je comprend la nostalgie de quelques figures de l'UDF. Mais nous ne devons pas calquer le MoDem sur des pratiques anciennes et des ambitions atones. Sans renier aucune des valeurs défendues avec force par l'UDF, la démocratie interne au MoDem doit vivre, positivement. Elle doit être le vecteur d'un débat politique riche, tant sur le fond que sur la forme, et doit faire naître de vrais choix.
Un rassemblement arrangé ne saurait poser les fondations d'un mouvement sain. Seul le débat, le choix démocratique d'une vision et d'une ligne claire pourront donner l'élan et la clarté nécessaires à notre voie politique. Cela devra se faire sans toutefois étouffer les différents opinions qui peuvent coexister s'ils regardent dans le même sens. C'est une richesse si tous partageons le même dessein.
Je reprend en ce sens le texte proposé par Eric Lafond - candidat à l'élection municipale de Lyon - co-signé par Quitterie Delmas et d'autres élus au conseil national.
Centristes, Démocrates, le choc des cultures.
"La transition entre l’UDF et le Mouvement Démocrate se fait dans la confusion. Le dire ainsi relève même de la litote, mais le propos n’est pas de s’appesantir sur le constat.
L’explication tient à un choc de cultures dont l’intensité est à la hauteur des espoirs qu’a fait naître la campagne présidentielle de François Bayrou. Il est deux choses que souvent les analystes et commentateurs perdent de vue. La première est que les adhérents au Mouvement Démocrate sont venus au lendemain d’une défaite – défaite honorable certes, mais défaite quand même -. La seconde est que l’immense majorité des nouveaux adhérents ne vient pas du jeu partisan préexistant. Pour la première fois depuis longtemps la création d’une force politique n’est pas le fruit d’un jeu à somme nulle de militants politiques changeant d’étiquette.
Ces nouveaux adhérents ne font pas pour autant table rase du passé. L’engagement européen, le projet économique humaniste sont des valeurs portées à l’identique par l’UDF et le Mouvement Démocrate. Et bien d’autres sujets constituent notre terroir commun malgré nos origines diverses.
La nouveauté, les points de divergences, et parfois de rupture, sont autres. Ils tiennent aux règles de fonctionnement, à la pratique politique et à l’ambition. Les nouveaux adhérents attendaient beaucoup de l’adoption des statuts, tant par le processus qu’ils devaient enclencher que par le cadre de fonctionnement qu’ils allaient offrir. Nous affirmons sans crainte d’être traités de naïfs que les élections internes valent mieux que les désignations, que la démocratie interne doit suivre des règles écrites plutôt que des arrangements sur la confiance supposée, que le respect des statuts vaut mieux que le fait du prince des responsables locaux. Là se situe un premier point de tension avec une partie des adhérents de l’UDF, habitués à se connaître et aux règlements d’alcôves. L’agitation née de la démocratie interne bouscule les habitudes et les positions établies et concrétise ainsi le « Mouvement Démocrate ».
Bien que né dans la défaite électorale, le Mouvement Démocrate a des adhérents ambitieux. Ils sont venus au militantisme pour convaincre de la nécessité d’une nouvelle pratique du pouvoir, pour sortir du clivage et donc pour emporter des élections. Ils ont aussi conscience que l’électeur lambda – ils en étaient voici encore quelques mois – demande de la cohérence et de la continuité dans l’action politique. Ils militent donc avec ambition pour l’indépendance. Il est alors remarquable de constater que les nouveaux venus du PS font souvent cause commune avec les habitués de la maison UDF pour revendiquer le pragmatisme qui garantit des élus. Mais ce pragmatisme lui même change de visage. Là où on parlait d’alliances, les démocrates parlent de partenariats, d’accords qui reposent sur un « esprit » de contrat. La mise en œuvre des projets passe alors par des élus démocrates partenaires ou indépendants. Le second point de tension se situe ici entre une culture de la défaite anticipée et une volonté d’engagement électoral sans faille.
Enfin il existe chez les nouveaux adhérents une forme d’irrespect et beaucoup de constance. Irrespectueux à l’égard des positions établies, des statuts acquis en interne, ils peuvent faire preuve de virulence. Elle trahit une absence de calculs et une liberté à l’égard des élus en place. Ils ne sont pas venus par ambition personnelle mais n’accepteront pas d’être cantonnés au rez-de-chaussée de la maison sans avoir accès aux étages. Entêtés ils sont venus bâtir cette maison, cet espace politique que François Bayrou a décrit à Seignosse.
Rigueur, enthousiasme et ambition, liberté et constance dans les convictions, voici l’apport des nouveaux adhérents du Mouvement Démocrate à la famille UDF. Nombreux sont les adhérents UDF qui ont accueilli avec espoir l'arrivée de ces derniers, avec qui ils forgent cette nouvelle culture démocrate. Qu’ils soient anciens du CDS ou de la campagne de 2001, ils ont trouvé là la continuité de leurs engagements. Tous unis, nous donnons corps au projet démocrate !"
10:06 Publié dans MoDem, Mouvement départemental, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, udf, eric lafond, quitterie delmas, mouvement démpartemental, démocratie interne
dimanche, 23 mars 2008
Yann Wehrling et le MoDem : "Le moteur de mon action publique est et restera l’écologie"
Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts, était deuxième sur la liste du MoDem aux élections municipales à Strasbourg. Sur son blog, il revient sur ses choix politiques ambitieux pour les idées et les valeurs. Je reproduis ici quelques extraits de son article en espérant que Yann, dont j'apprécie sincèrement l'engagement et la sincérité, poursuive son action proche d'un MoDem que nous voulons profondément rénovateur de la pratique et des idées de la politique française.
"A Strasbourg, le terrain était favorable à la construction d’un pont entre les Verts et un modem écolo-compatible. Nous aurions pu ouvrir la voie d’une recomposition politique que j’espérais voir se dessiner dans la champ politique français à l’issue de ces municipales.
Les urnes ont parlé. A ce stade, je prends acte que j’ai perdu ce pari à Strasbourg. Je sais que beaucoup de personnes n’ont, in fine, pas compris mon choix. Le refus et le rejet par les Verts d’une telle option (alors que certains verts l’ont fait dans d’autres villes comme à Nancy ou Anthony), puis les difficultés internes au Modem ont largement brouillé à la fois le sens de ma démarche et à la fois l’image de la liste sur laquelle j’avais accepté d’être un candidat “d’ouverture”. Nous nous sommes englués dans des détails qui n’avaient pas d’importance à mes yeux mais qui ont pris une ampleur qui a totalement éclypsé ce qui était pour moi l’essentiel. (…)
Le plus important dans ma réflexion est le poids et l’influence de l’écologie.
J’ai toujours cru en l’écologie comme grille de lecture des choix politiques. Et ma volonté de rapprochement avec le Modem n’était pas un renoncement à l’écologie politique, bien au contraire. Je ne voudrais pas qu’on réduise ma démarche à une adhésion au centre. Il s’agissait avant tout et surtout d’ouvrir la collaboration entre des écologistes de tous bords politiques, et en l’occurence à Strasbourg entre toutes les personnes de bonnes volontés qui veulent avancer avec sincérité sur ce nouvel enjeu fondamental qu’est l’écologie. (…)
Dans le contexte de la préparation des élections municipales et au regard des forces en présence, j’avais perçu dans le Modem qu’il y avait des personnes avec qui il était possible d’aller loin dans ce dialogue et de conduire un parti qui a pesé fortement durant la présidentielle, notamment à Strasbourg, vers une grande prise en compte des propositions écologistes. J’en ai d’ailleurs fait la démonstration car je dois rappeler que beaucoup de propositions du programme de la liste Modem à Strasbourg (qui sont détaillés sur ce blog) étaient vraiment très ambitieuses en matière d’écologie.
Ainsi, ce qui guide ma réfléxion c’est de construire des alliances entre des écologistes de tous bords politiques. (…)
Je pense que la situation mérite qu’on ouvre aujourd’hui grand le débat sur la place de l’écologie dans le paysage politique français, voire européen et mondial. Je n’ai pas voulu taire mes réfléxions pour de simples logiques d’appareil politique liées aux raisons électorales ou aux querelles intestines et inter-personnelles dont personne ne comprend plus rien… y compris les intéressés eux-mêmes. Le moteur de mon action publique est et restera l’écologie. (…)
Quant à l’opportunisme que certains ont vu dans ma démarche à Strasbourg, si tel avait été le cas, d’autres choix plus confortables s’offraient à moi. Je ne les ai pas faits parce que tel n’était pas mon objectif… (…)"
Yann Wehrling
10:52 Publié dans MoDem, Municipales, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yann wehrling, modem, verts, strasbourg, municipales
jeudi, 06 mars 2008
Pourquoi le MoDem sera le parti jeune du XXIe siècle
Selon une étude de 2001 (Revue française de science politique, no 5/6, 2002, pp. 521-544), 85 % des jeunes ne s’intéressent que peu ou pas à la politique, 82 % pensent que les politiques ne sont pas à leur écoute et seuls 6 % pensent adhérer à un parti.
Mais l’indice le plus révélateur me semble-t-il est celui-ci : 66% ne se placent pas sur une échelle de classement politique. Il démontre à quel point la jeunesse ne veut pas - plus - se laisser enfermer dans une pensée bipolaire notamment au regard des défis du monde d'aujourd'hui : mondialisation, écologie, construction européenne.
Et ce sont justement ces défis qui transcendent le clivage gauche-droite depuis quelques années.
Toutefois, le désintérêt prononcé par rapport à l’engagement politique dans ses formes classiques n’est pas nécessairement désintérêt pour le politique. Il me semble qu’il ne faut pas limiter l'engagement des jeunes à l'engagement politique. On le voit, la jeunesse s’engage pleinement dans des actions concrète sous des formes diverses, notamment en milieu associatif ou caritatif.
L’engagement devient plus "thématique", à la carte.
Ces phénomènes soulèvent la question de la place du collectif dans notre société de plus en plus individualiste.
Aujourd’hui, il n’y a plus de transmission de l’héritage dans sa forme traditionnelle. Il ne s’impose plus comme allant de soi, mais passe par sa mise en débat, en discussion, son expérimentation. L’acquisition d’une capacité à délibérer, à juger, à choisir, à négocier, devient essentielle. C’est une volonté de mise à distance critique vis-à-vis des cadres sociaux et des groupes d’appartenance.
Le modèle classique d'engagement politique n'est plus réellement d'actualité.
Alors, plutôt que de changer les jeunes, nous devons changer les formes d'engagement politique.
Avec la création du Mouvement Démocrate, on assiste à une formidable occasion de porter ce changement. Et nous voulons le mettre en œuvre.
Nous ne nous soumettons pas à une pensée toute faite qui impose un carcan inadapté à l'épanouissement de l'esprit. Nous proposons la réconciliation de l'individu avec le collectif.
A mon sens, le MoDem est l'organisation politique qui a formalisé sous son aspect le plus abouti cette nouvelle forme de mouvement politique qui met le citoyen libre et responsable au cœur de son action.
Le MoDem s’appuie sur des valeurs, défend le pluralisme, et l’éthique politique pour que les aspirations de l’homme soient en adéquation avec l’épanouissement de son engagement.
Les valeurs du MoDem : une autre conception du politique
Le préambule des statuts souligne que notre organisation « garantit l'équilibre entre le la libre expression des adhérents et le principe de cohérence des instances élues. »
A l'opposé d'une culture du chef ou d'une bataille de courants, nous construisons nos positions collectives à partir des individualités qui s'expriment et partagent des valeurs fondamentales communes.
« Le but de notre action est l’établissement d’une société de liberté, de responsabilité et de justice orientée vers l’épanouissement intellectuel et moral de la personne humaine et des communautés dans lesquelles celle-ci s’enracine.»
« Le principe d’une telle société est la démocratie, qui vise à porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. »
Quel autre mouvement pose la responsabilité des citoyens comme la pierre angulaire de son action ? C’est pour cette raison que nous ne concevons pas le vote réflexe comme un instrument d’opposition. Nous refusons le repli sur soi face au monde qui nous entoure.
Le pluralisme comme ingrédient fondamental de la démocratie
« Le pluralisme politique et médiatique, garantit seul la liberté de penser, la liberté d’opinion, l’émancipation des citoyens et leur faculté politique. » La carence de pluralisme dans notre pays est à mon sens une des causes premières du rejet par les jeunes du fait politique qui veut placer les individus dans des cases ou des schémas de pensée.
Le pluralisme, même si c'est moins lisible, confortable et simple est l’un des ingrédients indispensables à l'élévation de l'esprit et de la démocratie.
Ces valeurs fondatrices s'appuient par ailleurs sur une pratique éthique de la politique qui assure la liberté du citoyen au sein de notre mouvement.
« Les élus ne relèvent pas d’un mandat impératif, ils exercent leur mandat en conscience » et « la liberté de vote est la règle. »
Cette liberté personnelle ne va pas à l'encontre de la solidarité du groupe mais elle l'accompagne en responsabilisant chacun de ses membres.
Nous assumons le débat interne et considérons le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement. Ainsi nous ne sommes pas dans l'invective ni dans l'opposition frontale stérile.
C'est sur ces valeurs humanistes et pluralistes que se fonde l'action du Mouvement Démocrate. Le point central est l'individu responsable et non la masse influente.
J'y vois une forme politique nouvelle qui incite à l'expression et à l'épanouissement personnel au profit de la collectivité.
Cette nouvelle forme d'engagement politique - où l'on garde toute sa liberté – est pleinement en accord avec l'aspiration de la jeunesse de s'engager personnellement sans se renier et en acquérant l'expérience nécessaire à la poursuite d'un parcours.
C’est pour cela que le Mouvement Démocrate, premier parti du XXIe siècle et en construction, préfigure d’une nouvelle génération politique. Une génération pleinement engagée où toutes les individualités concourent au progrès collectif vertueux.
16:21 Publié dans MoDem, Opinions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, modem, engagement, politique, mouvement démocrate
samedi, 23 février 2008
Ni pamphlet ni brûlot !
Je propose ici un extrait de mon article dans le livre électronique qui vient de paraitre sur le site de campagne de Chantal Cutajar.
"Pour nous, c'est Cutajar !": 4 portraits de la candidate écrits par Laurent Pfaadt, Henri Malosse, Julien Viel et moi-même.
"Désir et Espoir… n’est-ce pas là deux mots qu’on ne trouve pas souvent en politique ? Oh c’est vrai, on les entend parfois. Mais enveloppés dans un discours compatissant et peu volontariste, ils perdent vite de leur substance. Aujourd’hui encore, Strasbourg n’a plus le désir d’être désirée. Elle s’est peu à peu enfermée dans une conception de l’avenir successivement dictée par un système idéologique usé puis par une gestion autoritaire ne servant que l’intérêt de ceux qui la pratiquent. Pas étonnant alors que Chantal Cutajar étonne et détonne dans le paysage strasbourgeois. L’avenir ne se décrète pas, nous dira-t-elle, il se construit. Il ne doit oublier personne et permettre la participation de tous. C’est animée de ce désir de proposer autrement une politique concertée qu’elle entend redonner à chacun l’envie de croire en un projet nouveau et ambitieux pour notre cité. Croire en l’espoir de construire un Strasbourg neuf. Croire en la valeur de chacun et le partage de la responsabilité de notre destin commun.
C’est la vision insufflée par François Bayrou d’une société équilibrée. Une société où la démocratie est moderne et rénovée, vivante et humble. A travers ce projet démocrate, Chantal Cutajar propose une conception neuve de l’action politique. D’abord parce qu’elle ne place pas sa politique dans le schéma du ni-ni entêtant ou simpliste. Surtout, elle refuse l’installation du débat dans un centrisme mou et consensuel. Elle s’est au contraire imprégnée de la grande histoire démocrate de Strasbourg, qu’elle sait aimer avec exigence sans pour autant la renier. Cette exigence est faite d’honnêteté dans le projet, de courage dans les idées et de vérité dans le discours.
Le moteur de ce mouvement démocrate, c’est la volonté de mettre l’homme au coeur de toute politique et le citoyen responsable au cœur des décisions. L’objectif de ce mouvement démocrate, par la valorisation de toutes les forces de notre cité, c’est d’oeuvrer pour bâtir une ville humaine et dynamique qui pense l’avenir au présent."
10:05 Publié dans MoDem, Municipales, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chantal cutajar, modem, strasbourg, municipales, laurent pfaadt, henri malosse, julien viel
vendredi, 22 février 2008
Bliiiiiiiiiiiiiiing-Bliiiiiiiiiiiiiiing !
L'hebdomadaire Marianne, l'un des dernier journaux qu'on peut lire sans se demander si ce n'est pas notre Président de la République qui signe l'ordre de mise sous presse, publiait la semaine dernière un Appel Républicain signé par des responsables politiques d'horizons divers et des personnalités de la société civile.
Aujourd'hui, cet appel est devenu un véritable évènement politique. Il montre a quel point l'expression libre et non faussée (pour reprendre une formule bien usitée en d'autres lieux) devient un ingrédient rare de notre quotidien...
Il souligne combien l'opposition aux positions de la présidence de la république est malaisée et créé malaise. Les foudres de la Sarkozye s'abattent sur la France. Résistez ou cachez-vous.
J'ai aujoud'hui signé cette Appel Républicain rejoignant de plus en plus de citoyens.
Rappelons et ravivons nos valeurs républicaines qui refusent le pouvoir personnel, prônent le pluralisme des médias, se fondent sur la laïcité et veulent une France indépendante dans une Europe à la voix forte et qui contribuent à construire un monde tourné vers la paix dans le respect des peuples.
16:35 Publié dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marianne, appel républicain, nicolas sarkozy, presse, médias, indépendance, pluralisme




