mercredi, 12 mars 2008
Ethiques de campagne
"Les adhérents du Mouvement démocrate reconnaissent pour l’action en commun la nécessité de l’organisation. Ils acceptent de s’inscrire dans la discipline et la cohérence de cette action.
Les adhérents du Mouvement démocrate assument le débat interne et considèrent le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement.
Les adhérents du Mouvement démocrate sont solidaires des décisions collectives du Mouvement, notamment en termes d’investitures pour les différentes élections." Extraits de la Charte Éthique du Mouvement Démocrate.
Il me semble bon de ressortir un document pas si ancien que ça mais qu'on avait oublié sous une jolie couche de poussière...
Qu'on soit ancien ou tout nouveau, qu'on s'exprime derrière son pseudo ou a visage découvert, qu'on se soit engagé dans une équipe ou l'autre ... tous devons rester humbles devant les résultats et surtout les analyses des derniers jours.
Je suis extrêmement fier d'avoir participé activement et de manière constructive à cette aventure. Si le résultat est décevant, cela pose malgré tout une pierre supplémentaire de le jardin du MoDem Strasbourgeois. Il est plus connu et reconnu. Il a mené une campagne étonnante et détonante.
Cela étant, les critiques pleuvent. Et on sous-entend même dans certains messages que "des têtes seront coupées". Si chacun est en droit d'y aller de son analyse, la situation est suffisamment complexe pour ne pas être simplifiée à l'extrême. Toute tentative de discréditer une vision par rapport à une position me paraît mal venue et particulièrement détestable. Surtout, cela relève, le plus souvent, plus du dénigrement de personnes que de faits véritables.
Chantal Cutajar n'a pas démérité dans cette campagne. Certes, les résultats sont en deçà de ce qu'on espérait. Des erreurs ont pu être commises, la lisibilité a pu parfois être limitée. Nous l'assumons et nous pourrons en discuter sereinement.
Cependant, les tentatives destructrices internes de déstabilisation ont été plus virulentes que le discours de nos concurrents à l'élection municipale. Cela n'est pas acceptable.
Nous voulons faire autrement de la politique. Le préalable est de toujours se situer dans une action vertueuse qu'elle soit critique ou positive. L'opposition hostile interne au Mouvement et unilatérale à laquelle on a pu assister est clairement incompatible avec une parole forte à l'extérieur et a fortiori avec un débat sain à l'intérieur.
Cessons alors ces attaques infondées :
- La liste Générations Mieux Vivre n'a pas fait une contre-performance au regard des autres listes MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants.
- Les verts n'ont pas seulement dépassé le MoDem aux municipales. L'écart entre les deux formations politiques est même plus important aux cantonales.
- Le score des candidats MoDem aux élection cantonales n'est pas meilleur que celui des municipales. L'éparpillement des voix entre 11 listes est de fait plus important que lorsque la concurrence est moins forte. En outre, les cantonales sont un scrutin uninominal - on adhère ou pas à une personnalité - alors que l'élection municipale est un scrutin de projet et de liste où le poids des partis traditionnels est (malheureusement) important.
- Les candidats MoDem aux élections cantonales n'ont pas participé à la liste en course pour la mairie. Leur investiture relève des instances provisoires départementales et nationales et n'a pas été soumise au vote des adhérents. Ils ont clairement manifesté leur hostilité à la liste Générations Mieux Vivre, soutenant même d'autres listes en course dans leur discours publique. La liste de Chantal Cutajar n'a pas interféré dans leur campagne et a parfois soutenu des candidats en participant à certaines manifestations qu'ils organisaient.
- La tête de liste MoDem n'avait pas pactisé avec R. Ries avant le 1e tour comme on a pu le lire. Elle a répondu favorablement et avec enthousiasme à l'ouverture que ce dernier proposait au soir de l'élection ("Plate-forme programmatique", disait-il). Elle a refusé l'accord le lendemain et a manifesté sa déception face au contenu proposé par le PS, vide de tout accord sur les idées. Qu'aurait on entendu si elle avait accepté seule cette 20e place isolée ? La démocratie interne a au contraire fonctionné et l'équipe qui l'entourait a été consultée. La décision de ne pas compromettre le MoDem dans une alliance artificielle et vide de sens a été collective.
- La position de répondre favorablement à une hypothétique proposition de discussion avec de Tandem a été tenue dans le même esprit. Rien n'était alors décidé quant au contenu d'un accord encore moins quant à sa signature.
Je souhaite vivement, qu'au regard des échéances prochaines qui attendent le Mouvement Démocrate strasbourgeois et alsacien, nous puissions nous affranchir de ces querelles de chiffonniers et tous ne pas défendre avec virulence nos positions en ne cessant de jeter le discrédit sur les idées de l'autre.
Nous voulons une pratique saine de la démocratie interne. Mais une pratique active, constructive, concrète.
Cela suppose des choix clairs, un discours fort et sincère. Ils doivent être visiblement en accord avec les actes.
Nous devons en finir avec ces pratiques d'un autre temps ou d'un autre parti. La démocratie interne doit être apaisée mais fructueuse. La manipulation, le combat d'influence, l'engagement intéressé doivent disparaître.
J'en appelle aux militants - notamment les nouveaux - à être vigilant et à ne pas se décourager. Le Mouvement Démocrate a besoin de tous pour se construire. Il a besoin d'une ossature solide. D'un débat productif. D'un engagement fort et désintéressé. C'est à ces conditions que nous passerons effectivement d'un parti de notables à un mouvement populaire et que nous serons en mesure de diffuser et trouver écho à nos valeurs et nos propositions chez nos concitoyens.
16:37 Publié dans MoDem, Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethique, mouvement démocrate, modem, chantal cutajar, municipales, strasbourg




