vendredi, 08 février 2008
Les tripes à la mode de ...
Hier soir en bon Normand qui n’oublie pas ses racines, je dégustais un plat de tripes. Plongé dans mes pensées et dans ce beau plat orangé (accompagné de pommes rissolées) je me laissais emporter par le doux fumé qui se dégageait.
Je revoyais ceux qui, petit, avaient toute mon admiration : les membres du Conseil de l’Ordre de la Confrérie de la Tripière d’Or. Dans leur grande toge rouge et bleu et sous leur petit chapeau, la gravité de leur air jovial leur donnait toute importance. Et là, mon esprit se mit à chercher quel Strasbourgeois de renom ferait le plus beau Grand Maître de la Chancellerie … un seul visage s’imposa : celui de Robert Grossmann.
Lui seul a ce regard sévère mais rigolard, ce côté bon vivant local qui faisait dire à celui devenu président : « Robert, vous êtes inexportable ! ».
C’est vrai qu’il a cette patine terroir Robert. Et, doublée de cette autorité sourcilleuse, elle lui assure toute légitimité pour tenir le grand sceptre.
Mais la tripe ne se laisse pas régenter si facilement. Surtout, elle refuse qu’on s’installe dans la « République des Andouilles ». Qu’elles soient de Vire ou d’ailleurs ! La tripe, elle s’exprime. Elle ne se laisse pas enfermer pas dans un boyau de la pensée.
Alors oui … on peut dire qu’on en fait tout un plat, que ce n’est pas toujours très ragoûtant, qu’il y en a de bonnes et de plus fades … Mais quand la tripe s’exprime, c’est vrai, fort, sincère et souvent honnête. Qu’elle ait tort ou raison, elle suscite toujours le débat et le fait avancer de manière constructive.
Trop me diront que leur avis est fait, qu’il ne changera pas. Bougons ! On ne va pas construire quelque chose de nouveau et d’ambitieux avec des hésitations calculées ou des positionnements trop faciles et dictés par l’habitude. Soyons courageux, osons laisser la tripe s’exprimer. C’est ce qu’attend la Grande Confrérie : de l’authentique, du constructif. Elle veut qu’on entende ses attentes et qu'on s'impreigne de ses exigences … avant qu’elle ne partage le camembert.
18:45 Publié dans Humeurs, Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert grossmann, strasbourg, municipales, tripes, expression, modem





