mardi, 15 avril 2008

Bayrou fait son Haka

1829158227.jpgEnfin pourrait-on dire !

Alors qu'on s'enfonçait peu à peu dans une situation ou chacun tirait un peu plus la couverture à soi sans savoir quelle était la taille de l'édredon ...
Alors qu'on ne cessait d'opposer centre-droit, droit centre un peu gauche et centre-gauche, là où on attendait des Démocrates ...
Alors qu'on rejetait responsabilité d'échec ou échec des responsabilités sur l'un ou l'autre ...
Alors qu'on grommelait sur Madame, trop influente, ou Monsieur, trop personnel ...
Alors qu'artificiellement, d'aucuns prônaient rassemblement stérile coupé du fond et des vrais choix qui doivent fonder notre Mouvement ...
Alors qu'à radio Nostalgie résonnait la rengaine entêtante du passé glorieux des ténors du centre historique ...

... l'arbitre Bayrou avait laissé son équipe sur le terrain, s'étriper.
Des joueurs tiraient contre leur camps, d'autres bottaient en touche, certains encore préféraient retourner sur le banc alors que l'arbitre comptait les brins d'herbe.

Balle au centre, coup d'envoi !

Il aura fallu une menace téléguidée de l'extérieur pour que la faute soit sifflée. C'est un peu comme ces routes que l'on refait d'urgence quand un accident dramatique a eu lieu.

"Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manoeuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main. (...)

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manoeuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. (...) Il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."

Enfin pourrait-on dire, François Bayrou se tourne vers l'équipe ne se s'est jamais détourné de la ligne qu'il avait tracé : les adhérents. Alors qu'il avait levé une attente énorme, tous ceux là restaient souvent dans l'expectative et l'inquiétude tant le discours sur le terrain pouvait être coupé des actes.

Nous allons alors assister à une double clarification incontestable. D'abord, celle de la ligne et de la stratégie politique du MoDem, avec le vote d'une motion d'orientation. Ensuite, celle de l'organisation locale de notre Mouvement qui devra être à l'image de ce qu'attendent les militants.
Par de vrais choix démocratiques, l'enjeu est de sortir d'un parti de notables où les personnalités représentaient leur chapelle plus qu'une voix militante. Ainsi, le MoDem aura des représentants qui émergeront réellement de l'expression et de la volonté de ses adhérents.

On le voit encore aujourd'hui, François Bayrou a finalement ce pouvoir incroyable de susciter l'espoir et l'engouement au moment ou, au sol, le brouillard est le plus épais.
Espérons qu'ils ne seront cette fois pas ternis ou déçus et que le capitaine tiendra la barre sur le cap fixé par les vents militants.

vendredi, 11 avril 2008

Qui veut flinguer le MoDem ?

154316408.jpgLe quotidien Le Monde s'est procuré ce jour une note interne de l'Elysée. Elle révèle les intentions de notre Président qui n'a vraiment rien d'autre à faire que de se préoccuper des petits jeux politiques. "François Bayrou, continue d'occuper Nicolas Sarkozy, qui cherche à isoler l'ancien candidat à l'élection présidentielle", nous dit Le Monde.

Et comme un traître peut en cacher d'autres ... "Dans cette note (...) M. Paillé fait la liste de tous les éléments qui pourraient contribuer à fragiliser M. Bayrou. Le conseiller du président insiste notamment sur les "mouvements" qui sont récemment apparus au sein du groupe sénatorial centriste. M. Paillé se félicite que "les ministres centristes (...)" aient "redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre (NC)" (...). Selon M. Paillé, "un tiers" du groupe sénatorial serait prêt à s'engager dans cette voie.

Le conseiller du chef de l'Etat indique que le président du groupe centriste, Michel Mercier, "a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem". (...) M. Paillé qualifie de "proposition pertinente" l'idée émise par le député européen centriste Thierry Cornillet, de "retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou". La note de l'Elysée aborde très directement les ambitions personnelles des uns et des autres (...).

M. Paillé évoque enfin ce qui constitue un enjeu essentiel pour l'avenir politique du MoDem, et donc de son président : le partage des subventions publiques aux différentes formations politiques. "Il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez", assure M. Paillé.

"En conclusion, indique-t-il, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le NC et le MoDem."

Soyons vigilants 

J'avoue avoir beaucoup de difficultés à percevoir l'honnêteté de ceux qui au niveau national comme à l'échelle locale promeuvent l'idée d'un retour en arrière à l'UDF. On le voit, les intérêts personnels et les positionnements frileux sont au premier plan, le tout bien attisé par les sbires du président Sarkozy.
Le discours politique de François Bayrou n'a pourtant pas changé depuis la présidentielle (on peut d'ailleurs le déplorer). Mais pourquoi alors s'en indigner seulement aujourd'hui ? J'y vois deux explications :

  • Sans doutes est-il difficile pour ces figures élues sur des majorités UDF-RPR/UMP de se réveiller à l'aube de nouveaux enjeux électoraux qui les concernent. Alors que le MoDem se lance dans des stratégies autonomes qui seules assurent lisibilité et portée du discours, les élus prennent conscience du combat difficile à mener pour assurer leur siège dans cette configuration.
  • L'implication grandissante des militants dans les organes du MoDem et le poids décisionnel qu'ils sont amenés à exercer empêche toute ambition personnelle coupée du fond, des valeurs et des idées concrètes qui nous feront avancer. En outre, une voix forte de l'adhérent va à l'encontre de tout accord de couloir, rassemblement factice sans position commune, ou auto-proclamation grossière.

Nous devons être vigilants au niveau départemental pour que les idées d'un mouvement militant s'installent durablement.
François Bayrou doit être vigilant au niveau national et surtout s'entourer de personnes de confiance qui devront obtenir de vraies responsabilités dans le mouvement. Le président n'est pas seul ... alors il se doit de ne pas tout assurer seul !

lundi, 11 février 2008

Convention Municipale du MoDem

8d7729ede967fb61483753a941be25e1.jpgUne partie de l'équipe autour de Chantal Cutajar s'est rendue à Paris à l'invitation de François Bayrou pour le lancement de la campagne municipale du MoDem.
Moment fort au cours duquel Chantal Cutajar a pris la parole pour rappeler l'engagement que nous avons à Strasbourg. Elle a illustré le projet neuf qui unit toutes les forces de notre cité et les valeurs humanistes qui nous animent par quelques mesures concrète qui font écho au dialogue sincère et vrai avec les habitants.
Les discussions avec les équipes d'autres villes de France a permis un échange d'expérience intéressant. Notre programme a été particulièrement remarqué sur le fond comme sur la forme, notamment en ce qui concerne ses fondements éco-économiques et ses avancées sur la démocratie de proximité.

François Bayrou a clot la journée par un discours rapellant les engagements du Mouvement Démocrate pour les élections municipales :

  1. Privilégier l’avenir : de la qualité de vie au développement durable

  2. Construire un toit pour tous : du logement à l’habitat

  3. Donner à l’éducation et à la culture sa place première : du lien social à l’intégration

  4. Relier nos villes et villages : du destin commun au développement collectif

  5. Faire vivre la démocratie locale : de l’habitant au citoyen actif

 
 L'intervention de Chantal Cutajar

samedi, 09 février 2008

François Bayrou confiant pour Chantal Cutajar

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Avec force et mots pleins, François Bayrou réaffirme son soutien à Chantal Cutajar.
Un message réconfortant pour tous ceux qui comme moi ont le désir ardent et le vif espoir qu'une politique nouvelle émerge à Strasbourg et en France. Oeuvrons pour une voie honnête, sincère et claire. Appuyons nous sur ces bases saines pour construire le Mouvement Démocrate.

dimanche, 13 janvier 2008

Ouverture !

a771e2c6dbc99dc3b47714f6d51c3ac7.jpgJ'ouvre aujourd'hui mon petit carnet ... Un carnet d'humeurs, de clins d'oeils ou d'opinions. Surtout, je le veux ouvert. Ce n'est pas un petit carnet de notes, encore moins un petit carnet de poche. Ouvert donc ...

En politique, voilà un mot dont le sens aura bien glissé en quelques mois ...
L'ouverture, proposée par François Bayrou c'était la rencontre de compétences sur un projet commun ou des axes d'accord précis. On pouvait venir de gauche, de droite, dès lors qu'on soutenait les valeurs démocrates et qu'on respectait les différences des uns et des autres, le travail commun pouvait être fructueux. On est plus créatif, plus ingénieux, plus efficient en frottant sa cervelle contre celle des autres. Les motivations, le cap doivent seulement être partagés, et l'honnêteté totale.
L'ouverture, mise en exergue par Nicolas Sarkozy, c'est un paquet électoral. Les seules motivations sont le pouvoir et l'ambition personnels, le seul moteur de cette excroquerie, le copinage électoral. On ne partage pas de valeurs, on n'enrichit pas les idées communes, on accepte ce qui se fait et on se tait. On doit bien ça ... D'ailleurs, tout est fait pour éviter les vagues. Les ministères attribués sont ceux des domaines présidentiels réservés, des conseillers pariculiers jouent les artibres et court-circuitent le moindre réseau tendu. Cet état de fait n'est pas viable sur le long terme, il se nourit seulement des intérêts électifs de ceux qui y souscrivent.

Ce qui est particulièrement inquiétant c'est que l'ouverture sarkozyste, sous l'impulsion de son mentor, s'entend à tous les échelons de notre république. Prennons les municipales strasbourgeoises. Le Tandem, qui "renouvelle son équipe", débauche en tous sens, brouille les pistes et n'installe que quelques grelots au cadre brinqueballant de sa monture. C'est bien le contraire de ce qui se profile dans le projet du MoDem et de Chantal Cutajar. Nous voulons une plateforme, fondée sur un projet, qui pourra accueillir les expériences et les ambitions de tous ceux qui partagent la vision d'un Strasbourg démocrate, vivant ... un Strasbourg qui respire ... enfin !