mardi, 15 avril 2008
Bayrou fait son Haka
Alors qu'on s'enfonçait peu à peu dans une situation ou chacun tirait un peu plus la couverture à soi sans savoir quelle était la taille de l'édredon ...
Alors qu'on ne cessait d'opposer centre-droit, droit centre un peu gauche et centre-gauche, là où on attendait des Démocrates ...
Alors qu'on rejetait responsabilité d'échec ou échec des responsabilités sur l'un ou l'autre ...
Alors qu'on grommelait sur Madame, trop influente, ou Monsieur, trop personnel ...
Alors qu'artificiellement, d'aucuns prônaient rassemblement stérile coupé du fond et des vrais choix qui doivent fonder notre Mouvement ...
Alors qu'à radio Nostalgie résonnait la rengaine entêtante du passé glorieux des ténors du centre historique ...
... l'arbitre Bayrou avait laissé son équipe sur le terrain, s'étriper.
Des joueurs tiraient contre leur camps, d'autres bottaient en touche, certains encore préféraient retourner sur le banc alors que l'arbitre comptait les brins d'herbe.
Balle au centre, coup d'envoi !
Il aura fallu une menace téléguidée de l'extérieur pour que la faute soit sifflée. C'est un peu comme ces routes que l'on refait d'urgence quand un accident dramatique a eu lieu.
"Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manoeuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main. (...)
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manoeuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. (...) Il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
Enfin pourrait-on dire, François Bayrou se tourne vers l'équipe ne se s'est jamais détourné de la ligne qu'il avait tracé : les adhérents. Alors qu'il avait levé une attente énorme, tous ceux là restaient souvent dans l'expectative et l'inquiétude tant le discours sur le terrain pouvait être coupé des actes.
Nous allons alors assister à une double clarification incontestable. D'abord, celle de la ligne et de la stratégie politique du MoDem, avec le vote d'une motion d'orientation. Ensuite, celle de l'organisation locale de notre Mouvement qui devra être à l'image de ce qu'attendent les militants.
Par de vrais choix démocratiques, l'enjeu est de sortir d'un parti de notables où les personnalités représentaient leur chapelle plus qu'une voix militante. Ainsi, le MoDem aura des représentants qui émergeront réellement de l'expression et de la volonté de ses adhérents.
On le voit encore aujourd'hui, François Bayrou a finalement ce pouvoir incroyable de susciter l'espoir et l'engouement au moment ou, au sol, le brouillard est le plus épais.
Espérons qu'ils ne seront cette fois pas ternis ou déçus et que le capitaine tiendra la barre sur le cap fixé par les vents militants.
08:03 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, modem, politique, mouvement démocrate
vendredi, 11 avril 2008
Qui veut flinguer le MoDem ?
Le quotidien Le Monde s'est procuré ce jour une note interne de l'Elysée. Elle révèle les intentions de notre Président qui n'a vraiment rien d'autre à faire que de se préoccuper des petits jeux politiques. "François Bayrou, continue d'occuper Nicolas Sarkozy, qui cherche à isoler l'ancien candidat à l'élection présidentielle", nous dit Le Monde.
Et comme un traître peut en cacher d'autres ... "Dans cette note (...) M. Paillé fait la liste de tous les éléments qui pourraient contribuer à fragiliser M. Bayrou. Le conseiller du président insiste notamment sur les "mouvements" qui sont récemment apparus au sein du groupe sénatorial centriste. M. Paillé se félicite que "les ministres centristes (...)" aient "redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre (NC)" (...). Selon M. Paillé, "un tiers" du groupe sénatorial serait prêt à s'engager dans cette voie.
Le conseiller du chef de l'Etat indique que le président du groupe centriste, Michel Mercier, "a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem". (...) M. Paillé qualifie de "proposition pertinente" l'idée émise par le député européen centriste Thierry Cornillet, de "retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou". La note de l'Elysée aborde très directement les ambitions personnelles des uns et des autres (...).
M. Paillé évoque enfin ce qui constitue un enjeu essentiel pour l'avenir politique du MoDem, et donc de son président : le partage des subventions publiques aux différentes formations politiques. "Il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez", assure M. Paillé.
"En conclusion, indique-t-il, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le NC et le MoDem."
Soyons vigilants
J'avoue avoir beaucoup de difficultés à percevoir l'honnêteté de ceux qui au niveau national comme à l'échelle locale promeuvent l'idée d'un retour en arrière à l'UDF. On le voit, les intérêts personnels et les positionnements frileux sont au premier plan, le tout bien attisé par les sbires du président Sarkozy.
Le discours politique de François Bayrou n'a pourtant pas changé depuis la présidentielle (on peut d'ailleurs le déplorer). Mais pourquoi alors s'en indigner seulement aujourd'hui ? J'y vois deux explications :
- Sans doutes est-il difficile pour ces figures élues sur des majorités UDF-RPR/UMP de se réveiller à l'aube de nouveaux enjeux électoraux qui les concernent. Alors que le MoDem se lance dans des stratégies autonomes qui seules assurent lisibilité et portée du discours, les élus prennent conscience du combat difficile à mener pour assurer leur siège dans cette configuration.
- L'implication grandissante des militants dans les organes du MoDem et le poids décisionnel qu'ils sont amenés à exercer empêche toute ambition personnelle coupée du fond, des valeurs et des idées concrètes qui nous feront avancer. En outre, une voix forte de l'adhérent va à l'encontre de tout accord de couloir, rassemblement factice sans position commune, ou auto-proclamation grossière.
Nous devons être vigilants au niveau départemental pour que les idées d'un mouvement militant s'installent durablement.
François Bayrou doit être vigilant au niveau national et surtout s'entourer de personnes de confiance qui devront obtenir de vraies responsabilités dans le mouvement. Le président n'est pas seul ... alors il se doit de ne pas tout assurer seul !
08:32 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : udf, modem, mouvement démocrate, françois bayrou, nicolas sarkozy, le monde
samedi, 05 avril 2008
Pour un "Cabinet Fantôme" au Mouvement Démocrate
Le MoDem peu à peu dessine ce qu'il sera demain. Nombre d'adhérents - qui constituent l'une des forces politiques les plus vives face aux autres partis - proposent, construisent, suggèrent et ont la volonté de faire de notre mouvement une force positive qui appuie son action sur de vrais choix et un fond politiques honnêtes mais ambitieux.
D'aucuns prônent le retour au réalisme : sans élus point de salut. Bien que reposant sur une UDF dont il partage les valeurs fondamentales, le MoDem est un parti jeune qui commence à réaliser la difficulté d'exister en dehors d'alliances politiques préconçues qui assuraient jusqu'alors un nombre d'élus certain.
C'est bien heureux, la compromission aujourd'hui n'est plu. En lieu et place, une volonté de se poser en force de proposition constructive qui fonde ses accords politiques sur la comparaison des idées et projets plus que sur le nombre de sièges offerts ou la couleur des équipes en poste.
C'est dans cette posture courageuse que réside notre véritable révolution politique. Mais ne nous leurrons pas. Mailler le territoire d'élus MoDem influents, dans le fonctionnement actuel de notre démocratie, ne sera pas une tâche aisée. De nouvelles figures peu connues, un positionnement jugé flou, les écrans de fumée jetés par les partis traditionnels, la bipolarisation de l'info politique dans les médias... nous avons nombre d'obstacles à surmonter pour que nos idées puissent s'installer dans les esprits.
Et si nous jouions de nos faiblesses pour en faire des atouts ?
Une idée réellement intéressante émerge sur certains blogs ou dans les cafés démocrates : la création d'un Cabinet Fantôme au Mouvement Démocrate.
Sur le modèle de ce qui se fait chez nos voisins britanniques, le MoDem pourrait constituer un gouvernement fictif qui relayera nos idées et nos propositions. Comme étant "prêts à gouverner", ses membres - des spécialistes, ministres fantômes - réagiront à l'actualité politique et diffuseront des éléments de projets, défendront nos valeurs, proposerons des pistes de réforme de manière régulière, formelle et officielle.
Je vois l'installation d'un Shadow Cabinet comme un triple atout dans notre situation :
- La diffusion de nos idées sous une forme originale, facilement reprise dans les médias. Un moyen de semer et disséminer notre projet de société non pas en creux mais en plein, de manière constructive et réaliste.
- La mise sous les projecteurs de certaines figures fortes et compétentes de notre mouvement qui émergent ou émergeront des prochaines échéances. "Non François Bayrou n'est pas seul" pourra dire de lui même ce cabinet fantôme, bien réel. Notre capacité à gouverner apparaîtra évidente, notre voix plus forte.
- La construction du MoDem sur des idées, des valeurs et du fond. A cent lieues du conflit de personnes qui se trouvera dilué ou absent de cette organisation du Mouvement orientée sur la production constante et permanente de nouvelles mesures.
Cette idée développée au niveau national pourra également voir le jour et être délinée sur le plan local (municipal, régional, ...) afin de mailler les territoires, certes avec peu d'élus officiels, mais avec des idées forte qui porteront chez nos concitoyens et chez les autres partis qui devront, de fait, se positionner face au projet de société du Mouvement Démocrate.
20:04 Publié dans MoDem, Opinions | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cabinet fantôme, modem, shadow cabinet, mouvement démocrate
vendredi, 04 avril 2008
Le MoDem doit être capable de choix ambitieux
Alors que nous sommes aujourd'hui plein d'espoir et d'ambition pour la construction d'un Mouvement Démocrate fidèle à l'esprit de renouveau insufflé par François Bayrou et tous ceux qui l'ont rejoint à l'issue de l'élection présidentielle, certains prônent en tous lieux un retour en arrière.
Ceux-là même ont régulièrement montré leur réticence ou ont brillé par leur absence lors des évènements majeurs qui ont posé les premières pierres de notre mouvement nouveau.
Le MoDem doit maintenant se structurer, s'étoffer, prendre de l'assurance. Je comprend la nostalgie de quelques figures de l'UDF. Mais nous ne devons pas calquer le MoDem sur des pratiques anciennes et des ambitions atones. Sans renier aucune des valeurs défendues avec force par l'UDF, la démocratie interne au MoDem doit vivre, positivement. Elle doit être le vecteur d'un débat politique riche, tant sur le fond que sur la forme, et doit faire naître de vrais choix.
Un rassemblement arrangé ne saurait poser les fondations d'un mouvement sain. Seul le débat, le choix démocratique d'une vision et d'une ligne claire pourront donner l'élan et la clarté nécessaires à notre voie politique. Cela devra se faire sans toutefois étouffer les différents opinions qui peuvent coexister s'ils regardent dans le même sens. C'est une richesse si tous partageons le même dessein.
Je reprend en ce sens le texte proposé par Eric Lafond - candidat à l'élection municipale de Lyon - co-signé par Quitterie Delmas et d'autres élus au conseil national.
Centristes, Démocrates, le choc des cultures.
"La transition entre l’UDF et le Mouvement Démocrate se fait dans la confusion. Le dire ainsi relève même de la litote, mais le propos n’est pas de s’appesantir sur le constat.
L’explication tient à un choc de cultures dont l’intensité est à la hauteur des espoirs qu’a fait naître la campagne présidentielle de François Bayrou. Il est deux choses que souvent les analystes et commentateurs perdent de vue. La première est que les adhérents au Mouvement Démocrate sont venus au lendemain d’une défaite – défaite honorable certes, mais défaite quand même -. La seconde est que l’immense majorité des nouveaux adhérents ne vient pas du jeu partisan préexistant. Pour la première fois depuis longtemps la création d’une force politique n’est pas le fruit d’un jeu à somme nulle de militants politiques changeant d’étiquette.
Ces nouveaux adhérents ne font pas pour autant table rase du passé. L’engagement européen, le projet économique humaniste sont des valeurs portées à l’identique par l’UDF et le Mouvement Démocrate. Et bien d’autres sujets constituent notre terroir commun malgré nos origines diverses.
La nouveauté, les points de divergences, et parfois de rupture, sont autres. Ils tiennent aux règles de fonctionnement, à la pratique politique et à l’ambition. Les nouveaux adhérents attendaient beaucoup de l’adoption des statuts, tant par le processus qu’ils devaient enclencher que par le cadre de fonctionnement qu’ils allaient offrir. Nous affirmons sans crainte d’être traités de naïfs que les élections internes valent mieux que les désignations, que la démocratie interne doit suivre des règles écrites plutôt que des arrangements sur la confiance supposée, que le respect des statuts vaut mieux que le fait du prince des responsables locaux. Là se situe un premier point de tension avec une partie des adhérents de l’UDF, habitués à se connaître et aux règlements d’alcôves. L’agitation née de la démocratie interne bouscule les habitudes et les positions établies et concrétise ainsi le « Mouvement Démocrate ».
Bien que né dans la défaite électorale, le Mouvement Démocrate a des adhérents ambitieux. Ils sont venus au militantisme pour convaincre de la nécessité d’une nouvelle pratique du pouvoir, pour sortir du clivage et donc pour emporter des élections. Ils ont aussi conscience que l’électeur lambda – ils en étaient voici encore quelques mois – demande de la cohérence et de la continuité dans l’action politique. Ils militent donc avec ambition pour l’indépendance. Il est alors remarquable de constater que les nouveaux venus du PS font souvent cause commune avec les habitués de la maison UDF pour revendiquer le pragmatisme qui garantit des élus. Mais ce pragmatisme lui même change de visage. Là où on parlait d’alliances, les démocrates parlent de partenariats, d’accords qui reposent sur un « esprit » de contrat. La mise en œuvre des projets passe alors par des élus démocrates partenaires ou indépendants. Le second point de tension se situe ici entre une culture de la défaite anticipée et une volonté d’engagement électoral sans faille.
Enfin il existe chez les nouveaux adhérents une forme d’irrespect et beaucoup de constance. Irrespectueux à l’égard des positions établies, des statuts acquis en interne, ils peuvent faire preuve de virulence. Elle trahit une absence de calculs et une liberté à l’égard des élus en place. Ils ne sont pas venus par ambition personnelle mais n’accepteront pas d’être cantonnés au rez-de-chaussée de la maison sans avoir accès aux étages. Entêtés ils sont venus bâtir cette maison, cet espace politique que François Bayrou a décrit à Seignosse.
Rigueur, enthousiasme et ambition, liberté et constance dans les convictions, voici l’apport des nouveaux adhérents du Mouvement Démocrate à la famille UDF. Nombreux sont les adhérents UDF qui ont accueilli avec espoir l'arrivée de ces derniers, avec qui ils forgent cette nouvelle culture démocrate. Qu’ils soient anciens du CDS ou de la campagne de 2001, ils ont trouvé là la continuité de leurs engagements. Tous unis, nous donnons corps au projet démocrate !"
10:06 Publié dans MoDem, Mouvement départemental, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, udf, eric lafond, quitterie delmas, mouvement démpartemental, démocratie interne
dimanche, 23 mars 2008
Yann Wehrling et le MoDem : "Le moteur de mon action publique est et restera l’écologie"
Yann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts, était deuxième sur la liste du MoDem aux élections municipales à Strasbourg. Sur son blog, il revient sur ses choix politiques ambitieux pour les idées et les valeurs. Je reproduis ici quelques extraits de son article en espérant que Yann, dont j'apprécie sincèrement l'engagement et la sincérité, poursuive son action proche d'un MoDem que nous voulons profondément rénovateur de la pratique et des idées de la politique française.
"A Strasbourg, le terrain était favorable à la construction d’un pont entre les Verts et un modem écolo-compatible. Nous aurions pu ouvrir la voie d’une recomposition politique que j’espérais voir se dessiner dans la champ politique français à l’issue de ces municipales.
Les urnes ont parlé. A ce stade, je prends acte que j’ai perdu ce pari à Strasbourg. Je sais que beaucoup de personnes n’ont, in fine, pas compris mon choix. Le refus et le rejet par les Verts d’une telle option (alors que certains verts l’ont fait dans d’autres villes comme à Nancy ou Anthony), puis les difficultés internes au Modem ont largement brouillé à la fois le sens de ma démarche et à la fois l’image de la liste sur laquelle j’avais accepté d’être un candidat “d’ouverture”. Nous nous sommes englués dans des détails qui n’avaient pas d’importance à mes yeux mais qui ont pris une ampleur qui a totalement éclypsé ce qui était pour moi l’essentiel. (…)
Le plus important dans ma réflexion est le poids et l’influence de l’écologie.
J’ai toujours cru en l’écologie comme grille de lecture des choix politiques. Et ma volonté de rapprochement avec le Modem n’était pas un renoncement à l’écologie politique, bien au contraire. Je ne voudrais pas qu’on réduise ma démarche à une adhésion au centre. Il s’agissait avant tout et surtout d’ouvrir la collaboration entre des écologistes de tous bords politiques, et en l’occurence à Strasbourg entre toutes les personnes de bonnes volontés qui veulent avancer avec sincérité sur ce nouvel enjeu fondamental qu’est l’écologie. (…)
Dans le contexte de la préparation des élections municipales et au regard des forces en présence, j’avais perçu dans le Modem qu’il y avait des personnes avec qui il était possible d’aller loin dans ce dialogue et de conduire un parti qui a pesé fortement durant la présidentielle, notamment à Strasbourg, vers une grande prise en compte des propositions écologistes. J’en ai d’ailleurs fait la démonstration car je dois rappeler que beaucoup de propositions du programme de la liste Modem à Strasbourg (qui sont détaillés sur ce blog) étaient vraiment très ambitieuses en matière d’écologie.
Ainsi, ce qui guide ma réfléxion c’est de construire des alliances entre des écologistes de tous bords politiques. (…)
Je pense que la situation mérite qu’on ouvre aujourd’hui grand le débat sur la place de l’écologie dans le paysage politique français, voire européen et mondial. Je n’ai pas voulu taire mes réfléxions pour de simples logiques d’appareil politique liées aux raisons électorales ou aux querelles intestines et inter-personnelles dont personne ne comprend plus rien… y compris les intéressés eux-mêmes. Le moteur de mon action publique est et restera l’écologie. (…)
Quant à l’opportunisme que certains ont vu dans ma démarche à Strasbourg, si tel avait été le cas, d’autres choix plus confortables s’offraient à moi. Je ne les ai pas faits parce que tel n’était pas mon objectif… (…)"
Yann Wehrling
10:52 Publié dans MoDem, Municipales, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yann wehrling, modem, verts, strasbourg, municipales
lundi, 17 mars 2008
Hexagodem : les municipales aux cinq coins du pays
Le MoDem a partout fait de belles campagnes pour les élections municipales et cantonales. Toutes montrent qu'on assiste à la naissance d'un mouvement avec une identité, un message neuf, des personnalités fortes et dynamiques. La cohérence du discours de ces listes à travers le pays illustre ce que devient le MoDem : pas un parti supplétif, pas un 'centre' mou sur ses propositions ou dur sur ses positions mais un mouvement avec une véritable identité propre et inédite, celle construite par des démocrates qui croient au message qu'ils portent. Ce message s'appuie sur l'attachement au pluralisme et à une vie démocratique riche, sur des projets concrets et des équipes nouvelles.
Voici un petit coup d'oeil de grandes villes aux cinq coins du pays : comme une mosaïque de similitudes qui dessine l'image de notre mouvement en construction ...
22:36 Publié dans MoDem, Municipales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, lallier, cutajar, richir, forget, bennahmias, de sarnez
mercredi, 12 mars 2008
Ethiques de campagne
"Les adhérents du Mouvement démocrate reconnaissent pour l’action en commun la nécessité de l’organisation. Ils acceptent de s’inscrire dans la discipline et la cohérence de cette action.
Les adhérents du Mouvement démocrate assument le débat interne et considèrent le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement.
Les adhérents du Mouvement démocrate sont solidaires des décisions collectives du Mouvement, notamment en termes d’investitures pour les différentes élections." Extraits de la Charte Éthique du Mouvement Démocrate.
Il me semble bon de ressortir un document pas si ancien que ça mais qu'on avait oublié sous une jolie couche de poussière...
Qu'on soit ancien ou tout nouveau, qu'on s'exprime derrière son pseudo ou a visage découvert, qu'on se soit engagé dans une équipe ou l'autre ... tous devons rester humbles devant les résultats et surtout les analyses des derniers jours.
Je suis extrêmement fier d'avoir participé activement et de manière constructive à cette aventure. Si le résultat est décevant, cela pose malgré tout une pierre supplémentaire de le jardin du MoDem Strasbourgeois. Il est plus connu et reconnu. Il a mené une campagne étonnante et détonante.
Cela étant, les critiques pleuvent. Et on sous-entend même dans certains messages que "des têtes seront coupées". Si chacun est en droit d'y aller de son analyse, la situation est suffisamment complexe pour ne pas être simplifiée à l'extrême. Toute tentative de discréditer une vision par rapport à une position me paraît mal venue et particulièrement détestable. Surtout, cela relève, le plus souvent, plus du dénigrement de personnes que de faits véritables.
Chantal Cutajar n'a pas démérité dans cette campagne. Certes, les résultats sont en deçà de ce qu'on espérait. Des erreurs ont pu être commises, la lisibilité a pu parfois être limitée. Nous l'assumons et nous pourrons en discuter sereinement.
Cependant, les tentatives destructrices internes de déstabilisation ont été plus virulentes que le discours de nos concurrents à l'élection municipale. Cela n'est pas acceptable.
Nous voulons faire autrement de la politique. Le préalable est de toujours se situer dans une action vertueuse qu'elle soit critique ou positive. L'opposition hostile interne au Mouvement et unilatérale à laquelle on a pu assister est clairement incompatible avec une parole forte à l'extérieur et a fortiori avec un débat sain à l'intérieur.
Cessons alors ces attaques infondées :
- La liste Générations Mieux Vivre n'a pas fait une contre-performance au regard des autres listes MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants.
- Les verts n'ont pas seulement dépassé le MoDem aux municipales. L'écart entre les deux formations politiques est même plus important aux cantonales.
- Le score des candidats MoDem aux élection cantonales n'est pas meilleur que celui des municipales. L'éparpillement des voix entre 11 listes est de fait plus important que lorsque la concurrence est moins forte. En outre, les cantonales sont un scrutin uninominal - on adhère ou pas à une personnalité - alors que l'élection municipale est un scrutin de projet et de liste où le poids des partis traditionnels est (malheureusement) important.
- Les candidats MoDem aux élections cantonales n'ont pas participé à la liste en course pour la mairie. Leur investiture relève des instances provisoires départementales et nationales et n'a pas été soumise au vote des adhérents. Ils ont clairement manifesté leur hostilité à la liste Générations Mieux Vivre, soutenant même d'autres listes en course dans leur discours publique. La liste de Chantal Cutajar n'a pas interféré dans leur campagne et a parfois soutenu des candidats en participant à certaines manifestations qu'ils organisaient.
- La tête de liste MoDem n'avait pas pactisé avec R. Ries avant le 1e tour comme on a pu le lire. Elle a répondu favorablement et avec enthousiasme à l'ouverture que ce dernier proposait au soir de l'élection ("Plate-forme programmatique", disait-il). Elle a refusé l'accord le lendemain et a manifesté sa déception face au contenu proposé par le PS, vide de tout accord sur les idées. Qu'aurait on entendu si elle avait accepté seule cette 20e place isolée ? La démocratie interne a au contraire fonctionné et l'équipe qui l'entourait a été consultée. La décision de ne pas compromettre le MoDem dans une alliance artificielle et vide de sens a été collective.
- La position de répondre favorablement à une hypothétique proposition de discussion avec de Tandem a été tenue dans le même esprit. Rien n'était alors décidé quant au contenu d'un accord encore moins quant à sa signature.
Je souhaite vivement, qu'au regard des échéances prochaines qui attendent le Mouvement Démocrate strasbourgeois et alsacien, nous puissions nous affranchir de ces querelles de chiffonniers et tous ne pas défendre avec virulence nos positions en ne cessant de jeter le discrédit sur les idées de l'autre.
Nous voulons une pratique saine de la démocratie interne. Mais une pratique active, constructive, concrète.
Cela suppose des choix clairs, un discours fort et sincère. Ils doivent être visiblement en accord avec les actes.
Nous devons en finir avec ces pratiques d'un autre temps ou d'un autre parti. La démocratie interne doit être apaisée mais fructueuse. La manipulation, le combat d'influence, l'engagement intéressé doivent disparaître.
J'en appelle aux militants - notamment les nouveaux - à être vigilant et à ne pas se décourager. Le Mouvement Démocrate a besoin de tous pour se construire. Il a besoin d'une ossature solide. D'un débat productif. D'un engagement fort et désintéressé. C'est à ces conditions que nous passerons effectivement d'un parti de notables à un mouvement populaire et que nous serons en mesure de diffuser et trouver écho à nos valeurs et nos propositions chez nos concitoyens.
16:37 Publié dans MoDem, Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethique, mouvement démocrate, modem, chantal cutajar, municipales, strasbourg
vendredi, 07 mars 2008
En attendant dimanche ...
Notre Contrat d'Engagement
pour une action concrète et réaliste :
Mieux Vivre à Strasbourg.
Démocratie locale rénovée,
Eco-écologie,
Pouvoir d'achat.
Le seul projet chiffré et neuf.
Une équipe nouvelle pour une politique nouvelle.
21:35 Publié dans MoDem, Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chantal cutajar, modem, strasbourg, municipales, engagement, contrat
jeudi, 06 mars 2008
Jeunes et municipales : Débat MoDem / MJS à Sciences Po
Je reproduis ci dessous l'article publié par l'Afges à la suite du débat entre de jeunes colistiers de Rolland Ries et de Chantal Cutajar.
L'occasion de remercier le BDE de Sciences Po et l'Afges pour leur action constructive et saine dans le débat de la campagne municipale strasbourgeoise.
"Dans le cadre du cycle de débats sur les élections municipales, le BDE Sciences Po et l’association Sciences Po Forum recevaient, hier mardi 4mars, les représentants des jeunes encartés dans les différents partis.
Amphi comble de supporters des différents candidats à la Mairie de Strasbourg, venus écouter Nassira Djedid (MoDem, 31ème de liste), Guillaume Béchade (MoDem, 22ème de liste), Antoine Detourné (Président du MJS) et Paul Meyer (PS, 25ème de liste). Jean-Philippe Vetter (Jeunes UMP) avait dû se décommander.
Après quelques joutes en bonnes et dues formes sur les qualités et défauts respectifs de chaque mouvement en guise d’introduction, les animateurs ont amené les intervenants sur la question du rôle des jeunes dans les listes aux municipales.
Pour Paul Meyer, le rôle des jeunes ne doit pas se cantonner aux questions de jeunesse. Par exemple, en matière de logement : il doit s’agir d’une politique globale qui doit prendre en compte notamment la question des jeunes, et notamment des étudiants face aux problèmes de logement.
Nassira Djedid estime quant à elle que souvent, les jeunes sont associés en politique plus pour donner crédit, sans être réellement écoutés. Au MoDem, indique-t-elle, les jeunes ont pleinement leur place dans les réflexions et les positionnements. L’intérêt de la présence de jeunes sur une liste est notamment de parler directement aux jeunes strasbourgeois.
Rejetant l’idée de rapport de force entre jeunes et « anciens », Guillaume Béchade insiste sur l’importance de la concertation préalable à tout projet politique, qui intègre les jeunes au même titre que les militants plus chevronnés.
A la question de la salle « Intégrer les jeunes en politique revient-il à leur donner des responsabilités ? », Paul Meyer répond « Il est plus facile d’envoyer un jeune au casse-pipe que de le place en position d’éligibilité ».
Alors que la municipalité strasbourgeoise actuelle ne compte pas d’élu en charge de la jeunesse (mais un élu en charge de la « jeunesse en difficulté »), chacun a profité de cet échange pour rappeler les priorités de son camp pour les jeunes.
Ainsi, le MoDem compte trois axes prioritaires en matière de jeunesse, que sont le logement, le logement, les transports, et la qualité de vie dans la ville.
Pour le MJS et le PS, il s’agit plutôt, dans le principe, de redonner une place à la politique des jeunesses, en instaurant par exemple une délégation du Maire à la jeunesse.
Si ce débat n’aura pas apporté, sur le fond, de grande déclaration inattendue, il permet au moins de rappeler l’intérêt que les étudiants portent aux questions politiques, et à la vie de la cité… Pour peu qu’ils s’y sentent associés."
16:33 Publié dans MoDem, Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mjs, modem, strasbourg, sciences po, engagement, jeunes
Pourquoi le MoDem sera le parti jeune du XXIe siècle
Selon une étude de 2001 (Revue française de science politique, no 5/6, 2002, pp. 521-544), 85 % des jeunes ne s’intéressent que peu ou pas à la politique, 82 % pensent que les politiques ne sont pas à leur écoute et seuls 6 % pensent adhérer à un parti.
Mais l’indice le plus révélateur me semble-t-il est celui-ci : 66% ne se placent pas sur une échelle de classement politique. Il démontre à quel point la jeunesse ne veut pas - plus - se laisser enfermer dans une pensée bipolaire notamment au regard des défis du monde d'aujourd'hui : mondialisation, écologie, construction européenne.
Et ce sont justement ces défis qui transcendent le clivage gauche-droite depuis quelques années.
Toutefois, le désintérêt prononcé par rapport à l’engagement politique dans ses formes classiques n’est pas nécessairement désintérêt pour le politique. Il me semble qu’il ne faut pas limiter l'engagement des jeunes à l'engagement politique. On le voit, la jeunesse s’engage pleinement dans des actions concrète sous des formes diverses, notamment en milieu associatif ou caritatif.
L’engagement devient plus "thématique", à la carte.
Ces phénomènes soulèvent la question de la place du collectif dans notre société de plus en plus individualiste.
Aujourd’hui, il n’y a plus de transmission de l’héritage dans sa forme traditionnelle. Il ne s’impose plus comme allant de soi, mais passe par sa mise en débat, en discussion, son expérimentation. L’acquisition d’une capacité à délibérer, à juger, à choisir, à négocier, devient essentielle. C’est une volonté de mise à distance critique vis-à-vis des cadres sociaux et des groupes d’appartenance.
Le modèle classique d'engagement politique n'est plus réellement d'actualité.
Alors, plutôt que de changer les jeunes, nous devons changer les formes d'engagement politique.
Avec la création du Mouvement Démocrate, on assiste à une formidable occasion de porter ce changement. Et nous voulons le mettre en œuvre.
Nous ne nous soumettons pas à une pensée toute faite qui impose un carcan inadapté à l'épanouissement de l'esprit. Nous proposons la réconciliation de l'individu avec le collectif.
A mon sens, le MoDem est l'organisation politique qui a formalisé sous son aspect le plus abouti cette nouvelle forme de mouvement politique qui met le citoyen libre et responsable au cœur de son action.
Le MoDem s’appuie sur des valeurs, défend le pluralisme, et l’éthique politique pour que les aspirations de l’homme soient en adéquation avec l’épanouissement de son engagement.
Les valeurs du MoDem : une autre conception du politique
Le préambule des statuts souligne que notre organisation « garantit l'équilibre entre le la libre expression des adhérents et le principe de cohérence des instances élues. »
A l'opposé d'une culture du chef ou d'une bataille de courants, nous construisons nos positions collectives à partir des individualités qui s'expriment et partagent des valeurs fondamentales communes.
« Le but de notre action est l’établissement d’une société de liberté, de responsabilité et de justice orientée vers l’épanouissement intellectuel et moral de la personne humaine et des communautés dans lesquelles celle-ci s’enracine.»
« Le principe d’une telle société est la démocratie, qui vise à porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. »
Quel autre mouvement pose la responsabilité des citoyens comme la pierre angulaire de son action ? C’est pour cette raison que nous ne concevons pas le vote réflexe comme un instrument d’opposition. Nous refusons le repli sur soi face au monde qui nous entoure.
Le pluralisme comme ingrédient fondamental de la démocratie
« Le pluralisme politique et médiatique, garantit seul la liberté de penser, la liberté d’opinion, l’émancipation des citoyens et leur faculté politique. » La carence de pluralisme dans notre pays est à mon sens une des causes premières du rejet par les jeunes du fait politique qui veut placer les individus dans des cases ou des schémas de pensée.
Le pluralisme, même si c'est moins lisible, confortable et simple est l’un des ingrédients indispensables à l'élévation de l'esprit et de la démocratie.
Ces valeurs fondatrices s'appuient par ailleurs sur une pratique éthique de la politique qui assure la liberté du citoyen au sein de notre mouvement.
« Les élus ne relèvent pas d’un mandat impératif, ils exercent leur mandat en conscience » et « la liberté de vote est la règle. »
Cette liberté personnelle ne va pas à l'encontre de la solidarité du groupe mais elle l'accompagne en responsabilisant chacun de ses membres.
Nous assumons le débat interne et considérons le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement. Ainsi nous ne sommes pas dans l'invective ni dans l'opposition frontale stérile.
C'est sur ces valeurs humanistes et pluralistes que se fonde l'action du Mouvement Démocrate. Le point central est l'individu responsable et non la masse influente.
J'y vois une forme politique nouvelle qui incite à l'expression et à l'épanouissement personnel au profit de la collectivité.
Cette nouvelle forme d'engagement politique - où l'on garde toute sa liberté – est pleinement en accord avec l'aspiration de la jeunesse de s'engager personnellement sans se renier et en acquérant l'expérience nécessaire à la poursuite d'un parcours.
C’est pour cela que le Mouvement Démocrate, premier parti du XXIe siècle et en construction, préfigure d’une nouvelle génération politique. Une génération pleinement engagée où toutes les individualités concourent au progrès collectif vertueux.
16:21 Publié dans MoDem, Opinions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jeunes, modem, engagement, politique, mouvement démocrate











