mardi, 15 avril 2008

Bayrou fait son Haka

1829158227.jpgEnfin pourrait-on dire !

Alors qu'on s'enfonçait peu à peu dans une situation ou chacun tirait un peu plus la couverture à soi sans savoir quelle était la taille de l'édredon ...
Alors qu'on ne cessait d'opposer centre-droit, droit centre un peu gauche et centre-gauche, là où on attendait des Démocrates ...
Alors qu'on rejetait responsabilité d'échec ou échec des responsabilités sur l'un ou l'autre ...
Alors qu'on grommelait sur Madame, trop influente, ou Monsieur, trop personnel ...
Alors qu'artificiellement, d'aucuns prônaient rassemblement stérile coupé du fond et des vrais choix qui doivent fonder notre Mouvement ...
Alors qu'à radio Nostalgie résonnait la rengaine entêtante du passé glorieux des ténors du centre historique ...

... l'arbitre Bayrou avait laissé son équipe sur le terrain, s'étriper.
Des joueurs tiraient contre leur camps, d'autres bottaient en touche, certains encore préféraient retourner sur le banc alors que l'arbitre comptait les brins d'herbe.

Balle au centre, coup d'envoi !

Il aura fallu une menace téléguidée de l'extérieur pour que la faute soit sifflée. C'est un peu comme ces routes que l'on refait d'urgence quand un accident dramatique a eu lieu.

"Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manoeuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main. (...)

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manoeuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. (...) Il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."

Enfin pourrait-on dire, François Bayrou se tourne vers l'équipe ne se s'est jamais détourné de la ligne qu'il avait tracé : les adhérents. Alors qu'il avait levé une attente énorme, tous ceux là restaient souvent dans l'expectative et l'inquiétude tant le discours sur le terrain pouvait être coupé des actes.

Nous allons alors assister à une double clarification incontestable. D'abord, celle de la ligne et de la stratégie politique du MoDem, avec le vote d'une motion d'orientation. Ensuite, celle de l'organisation locale de notre Mouvement qui devra être à l'image de ce qu'attendent les militants.
Par de vrais choix démocratiques, l'enjeu est de sortir d'un parti de notables où les personnalités représentaient leur chapelle plus qu'une voix militante. Ainsi, le MoDem aura des représentants qui émergeront réellement de l'expression et de la volonté de ses adhérents.

On le voit encore aujourd'hui, François Bayrou a finalement ce pouvoir incroyable de susciter l'espoir et l'engouement au moment ou, au sol, le brouillard est le plus épais.
Espérons qu'ils ne seront cette fois pas ternis ou déçus et que le capitaine tiendra la barre sur le cap fixé par les vents militants.

vendredi, 11 avril 2008

Qui veut flinguer le MoDem ?

154316408.jpgLe quotidien Le Monde s'est procuré ce jour une note interne de l'Elysée. Elle révèle les intentions de notre Président qui n'a vraiment rien d'autre à faire que de se préoccuper des petits jeux politiques. "François Bayrou, continue d'occuper Nicolas Sarkozy, qui cherche à isoler l'ancien candidat à l'élection présidentielle", nous dit Le Monde.

Et comme un traître peut en cacher d'autres ... "Dans cette note (...) M. Paillé fait la liste de tous les éléments qui pourraient contribuer à fragiliser M. Bayrou. Le conseiller du président insiste notamment sur les "mouvements" qui sont récemment apparus au sein du groupe sénatorial centriste. M. Paillé se félicite que "les ministres centristes (...)" aient "redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre (NC)" (...). Selon M. Paillé, "un tiers" du groupe sénatorial serait prêt à s'engager dans cette voie.

Le conseiller du chef de l'Etat indique que le président du groupe centriste, Michel Mercier, "a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem". (...) M. Paillé qualifie de "proposition pertinente" l'idée émise par le député européen centriste Thierry Cornillet, de "retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou". La note de l'Elysée aborde très directement les ambitions personnelles des uns et des autres (...).

M. Paillé évoque enfin ce qui constitue un enjeu essentiel pour l'avenir politique du MoDem, et donc de son président : le partage des subventions publiques aux différentes formations politiques. "Il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez", assure M. Paillé.

"En conclusion, indique-t-il, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le NC et le MoDem."

Soyons vigilants 

J'avoue avoir beaucoup de difficultés à percevoir l'honnêteté de ceux qui au niveau national comme à l'échelle locale promeuvent l'idée d'un retour en arrière à l'UDF. On le voit, les intérêts personnels et les positionnements frileux sont au premier plan, le tout bien attisé par les sbires du président Sarkozy.
Le discours politique de François Bayrou n'a pourtant pas changé depuis la présidentielle (on peut d'ailleurs le déplorer). Mais pourquoi alors s'en indigner seulement aujourd'hui ? J'y vois deux explications :

  • Sans doutes est-il difficile pour ces figures élues sur des majorités UDF-RPR/UMP de se réveiller à l'aube de nouveaux enjeux électoraux qui les concernent. Alors que le MoDem se lance dans des stratégies autonomes qui seules assurent lisibilité et portée du discours, les élus prennent conscience du combat difficile à mener pour assurer leur siège dans cette configuration.
  • L'implication grandissante des militants dans les organes du MoDem et le poids décisionnel qu'ils sont amenés à exercer empêche toute ambition personnelle coupée du fond, des valeurs et des idées concrètes qui nous feront avancer. En outre, une voix forte de l'adhérent va à l'encontre de tout accord de couloir, rassemblement factice sans position commune, ou auto-proclamation grossière.

Nous devons être vigilants au niveau départemental pour que les idées d'un mouvement militant s'installent durablement.
François Bayrou doit être vigilant au niveau national et surtout s'entourer de personnes de confiance qui devront obtenir de vraies responsabilités dans le mouvement. Le président n'est pas seul ... alors il se doit de ne pas tout assurer seul !

samedi, 05 avril 2008

Pour un "Cabinet Fantôme" au Mouvement Démocrate

377823866.jpgLe MoDem peu à peu dessine ce qu'il sera demain. Nombre d'adhérents - qui constituent l'une des forces politiques les plus vives face aux autres partis - proposent, construisent, suggèrent et ont la volonté de faire de notre mouvement une force positive qui appuie son action sur de vrais choix et un fond politiques honnêtes mais ambitieux.
D'aucuns prônent le retour au réalisme : sans élus point de salut. Bien que reposant sur une UDF dont il partage les valeurs fondamentales, le MoDem est un parti jeune qui commence à réaliser la difficulté d'exister en dehors d'alliances politiques préconçues qui assuraient jusqu'alors un nombre d'élus certain.
C'est bien heureux, la compromission aujourd'hui n'est plu. En lieu et place, une volonté de se poser en force de proposition constructive qui fonde ses accords politiques sur la comparaison des idées et projets plus que sur le nombre de sièges offerts ou la couleur des équipes en poste.

C'est dans cette posture courageuse que réside notre véritable révolution politique. Mais ne nous leurrons pas. Mailler le territoire d'élus MoDem influents, dans le fonctionnement actuel de notre démocratie, ne sera pas une tâche aisée. De nouvelles figures peu connues, un positionnement jugé flou, les écrans de fumée jetés par les partis traditionnels, la bipolarisation de l'info politique dans les médias... nous avons nombre d'obstacles à surmonter pour que nos idées puissent s'installer dans les esprits.

Et si nous jouions de nos faiblesses pour en faire des atouts ?
Une idée réellement intéressante émerge sur certains blogs ou dans les cafés démocrates : la création d'un Cabinet Fantôme au Mouvement Démocrate.

Sur le modèle de ce qui se fait chez nos voisins britanniques, le MoDem pourrait constituer un gouvernement fictif qui relayera nos idées et nos propositions. Comme étant "prêts à gouverner", ses membres - des spécialistes, ministres fantômes - réagiront à l'actualité politique et diffuseront des éléments de projets, défendront nos valeurs, proposerons des pistes de réforme de manière régulière, formelle et officielle.

Je vois l'installation d'un Shadow Cabinet comme un triple atout dans notre situation :

  1. La diffusion de nos idées sous une forme originale, facilement reprise dans les médias. Un moyen de semer et disséminer notre projet de société non pas en creux mais en plein, de manière constructive et réaliste.
  2. La mise sous les projecteurs de certaines figures fortes et compétentes de notre mouvement qui émergent ou émergeront des prochaines échéances. "Non François Bayrou n'est pas seul" pourra dire de lui même ce cabinet fantôme, bien réel. Notre capacité à gouverner apparaîtra évidente, notre voix plus forte.
  3. La construction du MoDem sur des idées, des valeurs et du fond. A cent lieues du conflit de personnes qui se trouvera dilué ou absent de cette organisation du Mouvement orientée sur la production constante et permanente de nouvelles mesures.

Cette idée développée au niveau national pourra également voir le jour et être délinée sur le plan local (municipal, régional, ...) afin de mailler les territoires, certes avec peu d'élus officiels, mais avec des idées forte qui porteront chez nos concitoyens et chez les autres partis qui devront, de fait, se positionner face au projet de société du Mouvement Démocrate.

mercredi, 12 mars 2008

Ethiques de campagne

99201382aea46cc33cc436512d70f949.jpg"Les adhérents du Mouvement démocrate reconnaissent pour l’action en commun la nécessité de l’organisation. Ils acceptent de s’inscrire dans la discipline et la cohérence de cette action.
Les adhérents du Mouvement démocrate assument le débat interne et considèrent le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement.
Les adhérents du Mouvement démocrate sont solidaires des décisions collectives du Mouvement, notamment en termes d’investitures pour les différentes élections."
Extraits de la Charte Éthique du Mouvement Démocrate.

Il me semble bon de ressortir un document pas si ancien que ça mais qu'on avait oublié sous une jolie couche de poussière...
Qu'on soit ancien ou tout nouveau, qu'on s'exprime derrière son pseudo ou a visage découvert, qu'on se soit engagé dans une équipe ou l'autre ... tous devons rester humbles devant les résultats et surtout les analyses des derniers jours.
Je suis extrêmement fier d'avoir participé activement et de manière constructive à cette aventure. Si le résultat est décevant, cela pose malgré tout une pierre supplémentaire de le jardin du MoDem Strasbourgeois. Il est plus connu et reconnu. Il a mené une campagne étonnante et détonante.

Cela étant, les critiques pleuvent. Et on sous-entend même dans certains messages que "des têtes seront coupées". Si chacun est en droit d'y aller de son analyse, la situation est suffisamment complexe pour ne pas être simplifiée à l'extrême. Toute tentative de discréditer une vision par rapport à une position me paraît mal venue et particulièrement détestable. Surtout, cela relève, le plus souvent, plus du dénigrement de personnes que de faits véritables.

Chantal Cutajar n'a pas démérité dans cette campagne. Certes, les résultats sont en deçà de ce qu'on espérait. Des erreurs ont pu être commises, la lisibilité a pu parfois être limitée. Nous l'assumons et nous pourrons en discuter sereinement.
Cependant, les tentatives destructrices internes de déstabilisation ont été plus virulentes que le discours de nos concurrents à l'élection municipale. Cela n'est pas acceptable.
Nous voulons faire autrement de la politique. Le préalable est de toujours se situer dans une action vertueuse qu'elle soit critique ou positive. L'opposition hostile interne au Mouvement et unilatérale à laquelle on a pu assister est clairement incompatible avec une parole forte à l'extérieur et a fortiori avec un débat sain à l'intérieur.

Cessons alors ces attaques infondées :

  • La liste Générations Mieux Vivre n'a pas fait une contre-performance au regard des autres listes MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants.
  • Les verts n'ont pas seulement dépassé le MoDem aux municipales. L'écart entre les deux formations politiques est même plus important aux cantonales.
  • Le score des candidats MoDem aux élection cantonales n'est pas meilleur que celui des municipales. L'éparpillement des voix entre 11 listes est de fait plus important que lorsque la concurrence est moins forte. En outre, les cantonales sont un scrutin uninominal - on adhère ou pas à une personnalité - alors que l'élection municipale est un scrutin de projet et de liste où le poids des partis traditionnels est (malheureusement) important.
  • Les candidats MoDem aux élections cantonales n'ont pas participé à la liste en course pour la mairie. Leur investiture relève des instances provisoires départementales et nationales et n'a pas été soumise au vote des adhérents. Ils ont clairement manifesté leur hostilité à la liste Générations Mieux Vivre, soutenant même d'autres listes en course dans leur discours publique. La liste de Chantal Cutajar n'a pas interféré dans leur campagne et a parfois soutenu des candidats en participant à certaines manifestations qu'ils organisaient.
  • La tête de liste MoDem n'avait pas pactisé avec R. Ries avant le 1e tour comme on a pu le lire. Elle a répondu favorablement et avec enthousiasme à l'ouverture que ce dernier proposait au soir de l'élection ("Plate-forme programmatique", disait-il). Elle a refusé l'accord le lendemain et a manifesté sa déception face au contenu proposé par le PS, vide de tout accord sur les idées. Qu'aurait on entendu si elle avait accepté seule cette 20e place isolée ? La démocratie interne a au contraire fonctionné et l'équipe qui l'entourait a été consultée. La décision de ne pas compromettre le MoDem dans une alliance artificielle et vide de sens a été collective.
  • La position de répondre favorablement à une hypothétique proposition de discussion avec de Tandem a été tenue dans le même esprit. Rien n'était alors décidé quant au contenu d'un accord encore moins quant à sa signature.

Je souhaite vivement, qu'au regard des échéances prochaines qui attendent le Mouvement Démocrate strasbourgeois et alsacien, nous puissions nous affranchir de ces querelles de chiffonniers et tous ne pas défendre avec virulence nos positions en ne cessant de jeter le discrédit sur les idées de l'autre.
Nous voulons une pratique saine de la démocratie interne. Mais une pratique active, constructive, concrète.
Cela suppose des choix clairs, un discours fort et sincère. Ils doivent être visiblement en accord avec les actes.
Nous devons en finir avec ces pratiques d'un autre temps ou d'un autre parti. La démocratie interne doit être apaisée mais fructueuse. La manipulation, le combat d'influence, l'engagement intéressé doivent disparaître.
J'en appelle aux militants - notamment les nouveaux - à être vigilant et à ne pas se décourager. Le Mouvement Démocrate a besoin de tous pour se construire. Il a besoin d'une ossature solide. D'un débat productif. D'un engagement fort et désintéressé. C'est à ces conditions que nous passerons effectivement d'un parti de notables à un mouvement populaire et que nous serons en mesure de diffuser et trouver écho à nos valeurs et nos propositions chez nos concitoyens.

jeudi, 06 mars 2008

Pourquoi le MoDem sera le parti jeune du XXIe siècle

1253534603.jpgSelon une étude de 2001 (Revue française de science politique, no 5/6, 2002, pp. 521-544), 85 % des jeunes ne s’intéressent que peu ou pas à la politique, 82 % pensent que les politiques ne sont pas à leur écoute et seuls 6 % pensent adhérer à un parti.

Mais l’indice le plus révélateur me semble-t-il est celui-ci : 66% ne se placent pas sur une échelle de classement politique. Il démontre à quel point la jeunesse ne veut pas - plus - se laisser enfermer dans une pensée bipolaire notamment au regard des défis du monde d'aujourd'hui : mondialisation, écologie, construction européenne.
Et ce sont justement ces défis qui transcendent le clivage gauche-droite depuis quelques années.

Toutefois, le désintérêt prononcé par rapport à l’engagement politique dans ses formes classiques n’est pas nécessairement désintérêt pour le politique. Il me semble qu’il ne faut pas limiter l'engagement des jeunes à l'engagement politique. On le voit, la jeunesse s’engage pleinement dans des actions concrète sous des formes diverses, notamment en milieu associatif ou caritatif.
L’engagement devient plus "thématique", à la carte.

Ces phénomènes soulèvent la question de la place du collectif dans notre société de plus en plus individualiste.

Aujourd’hui, il n’y a plus de transmission de l’héritage dans sa forme traditionnelle. Il ne s’impose plus comme allant de soi, mais passe par sa mise en débat, en discussion, son expérimentation. L’acquisition d’une capacité à délibérer, à juger, à choisir, à négocier, devient essentielle. C’est une volonté de mise à distance critique vis-à-vis des cadres sociaux et des groupes d’appartenance.

Le modèle classique d'engagement politique n'est plus réellement d'actualité.
Alors, plutôt que de changer les jeunes, nous devons changer les formes d'engagement politique.

Avec la création du Mouvement Démocrate, on assiste à une formidable occasion de porter ce changement. Et nous voulons le mettre en œuvre.
Nous ne nous soumettons pas à une pensée toute faite qui impose un carcan inadapté à l'épanouissement de l'esprit. Nous proposons la réconciliation de l'individu avec le collectif.
A mon sens, le MoDem est l'organisation politique qui a formalisé sous son aspect le plus abouti cette nouvelle forme de mouvement politique qui met le citoyen libre et responsable au cœur de son action.

Le MoDem s’appuie sur des valeurs, défend le pluralisme, et l’éthique politique pour que les aspirations de l’homme soient en adéquation avec l’épanouissement de son engagement.

Les valeurs du MoDem : une autre conception du politique

Le préambule des statuts souligne que notre organisation « garantit l'équilibre entre le la libre expression des adhérents et le principe de cohérence des instances élues. »
A l'opposé d'une culture du chef ou d'une bataille de courants, nous  construisons nos positions collectives à partir des individualités qui s'expriment et partagent des valeurs fondamentales communes.

« Le but de notre action est l’établissement d’une société de liberté, de responsabilité et de justice orientée vers l’épanouissement intellectuel et moral de la personne humaine et des communautés dans lesquelles celle-ci s’enracine.»
« Le principe d’une telle société est la démocratie, qui vise à porter au plus haut la conscience et la responsabilité des citoyens. »
Quel autre mouvement pose la responsabilité des citoyens comme la pierre angulaire de son action ? C’est pour cette raison que nous ne concevons pas le vote réflexe comme un instrument d’opposition. Nous refusons le repli sur soi face au monde qui nous entoure.

Le pluralisme comme ingrédient fondamental de la démocratie

« Le  pluralisme politique et médiatique, garantit seul la liberté de penser, la liberté d’opinion, l’émancipation des citoyens et leur faculté politique. » La carence de pluralisme dans notre pays est à mon sens une des causes premières du rejet par les jeunes du fait politique qui veut placer les individus dans des cases ou des schémas de pensée.
Le pluralisme, même si c'est moins lisible, confortable et simple est l’un des ingrédients indispensables à l'élévation de l'esprit et de la démocratie.

Ces valeurs fondatrices s'appuient par ailleurs sur une pratique éthique de la politique qui assure la liberté du citoyen au sein de notre mouvement.

« Les élus ne relèvent pas d’un mandat impératif, ils exercent leur mandat en conscience » et « la liberté de vote est la règle. »
Cette liberté personnelle ne va pas à l'encontre de la solidarité du groupe mais elle l'accompagne en responsabilisant chacun de ses membres.
Nous assumons le débat interne et considérons le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement. Ainsi nous ne sommes pas dans l'invective ni dans l'opposition frontale stérile.

C'est sur ces valeurs humanistes et pluralistes que se fonde l'action du Mouvement Démocrate. Le point central est l'individu responsable et non la masse influente.
J'y vois une forme politique nouvelle qui incite à l'expression et à l'épanouissement personnel au profit de la collectivité.

Cette nouvelle forme d'engagement politique - où l'on garde toute sa liberté – est pleinement en accord avec l'aspiration de la jeunesse de s'engager personnellement sans se renier et en acquérant l'expérience nécessaire à la poursuite d'un parcours.
C’est pour cela que le Mouvement Démocrate, premier parti du XXIe siècle et en construction, préfigure d’une nouvelle génération politique. Une génération pleinement engagée où toutes les individualités concourent au progrès collectif vertueux.

lundi, 03 mars 2008

L'Université de Strasbourg et les municipales #2

1450728660.jpgUniversité unique : de nouveaux enjeux pour la vie étudiante

Logement, transports, éveil de la ville … sont les faiblesses majeures de Strasbourg pour son rayonnement auprès des étudiants. Tous ces points appartiennent au domaine de compétence de la ville ! La richesse principale, qui réside dans le tissu étudiant qui ne demande qu'à se développer, ne doit pas être gaché.

La richesse de la vie étudiante est capitale pour attirer les étudiants des autres régions ou étrangers. L’AFGES constate pourtant des réticences de la municipalité sortante (réduction des soirées étudiantes à 30 par an au Caveau de la Gallia, interdiction de créer une terrasse devant le RU Gallia...). A offre de formation égale entre universités françaises et européennes, c’est l’attractivité de la ville, son dynamisme qui détermine le choix de l’étudiant.

Les propositions de la liste "Générations Mieux Vivre" du MoDem et de Chantal Cutajar mettent l'acent sur ces trois points cruciaux que sont le logement, les transports et le dynamisme de la cité.

Bien se loger est une difficulté majeure des étudiants. Notre action en faveur du logement sera triple :
- libérer du foncier (dents creuses et friches en réhabilitation) pour permettre la construction de nouveaux logements,
- mettre en place une aide à la caution,
- inciter à l'isolation pour une baisse des charges locatives.
Nous réfléchirons à une gestion commune avec les associations (délégation de service publique) qui ont fait leur preuve (AFGES gère notamment le restaurant universitaire Gallia de manière efficace).
Par ailleurs, un programme de fond permettra la détection et la dénonciation du logement insalubre et la mise en place d'un indice des loyers en partenariat avec les associations de consommateurs.

Nous permettrons le développement des transports par une politique ambitieuse :
- une baisse du prix du ticket de tram de 10%,
- la mise en place du Vélib gratuit,
- la poursuite de l’extention des lignes de tram, la construction d’un réseau de tram train complet, le développement des bus de nuit sécurisés.

Une nouvelle Charte de la Vie Nocturne permettra de promouvoir le divertissement de nuit à Strasbourg. Il souffre cruellement d’un manque de liberté. Elle insufflera une rénovation des lieux de distraction, d’une extension des autorisations d’ouverture et en contrepartie assurera le respect du calme pour les riverains. Cette nouvelle charte se fera en concertation avec les professionnels et les associations concernées.

Nous ne souhaitons pas la création de zones de vie exclusivement nocturne. Cependant, de nouveaux établissements d’animation (bars de nuits, boîtes de nuits) pourront s’installer autour de la Laiterie dans un quartier dédié aux cultures nouvelles et à l’animation de nuit.
Par ailleurs, la rénovation des quais au sud du centre-ville permettant une circulation apaisée et partagée créera un lieu convivial de divertissement au bord de l'eau (installation de nouvelles péniches et lieux festifs).
Nous proposerons la mise en place de billetteries de dernière minute aux guichets des salles de spectacle pour s’ouvrir à de nouveaux publics ayant d’autres façons de vivre la culture et l’évènementiel de nuit sera soutenu avec la création par exemple d’une Nuit blanche à Strasbourg.

Ces propositions, résoluement concretes, s'inscrivent dans une volonté de redonner à la ville une dimension jeune et dynamique pour que Strasbourg, de nuit comme de jour, ne reste pas un village ...

L'Université de Strasbourg et les municipales #1

203115607.jpgLe débat organisé le 27 février par l’Afges entre les candidats des quatre grandes formations politiques prenait une couleur singulière au lendemain de l’adoption par l’assemblée plénière du projet d’établissement de l’Université de Strasbourg unifiant les trois actuelles.

Si les candidats ne se sont pas opposés sur les points essentiels, on retiendra que la volonté pour les différentes équipes de s’engager auprès de l’université est substantiellement différente. Surtout, la méconnaissance de F. Keller de questions universitaires démontre à quel point elle reste en recul sur ces points pourtant cruciaux : elle propose la subvention de Masters, dénigre les conseils d’administration et parle d’instituts sans connaître leur véritable vocation.

Voici quelques points de réflexion qui reprennent en partie les propositions de l’équipe du Mouvement Démocrate et de Chantal Cutajar qui font la différence.

L’UDS : une chance pour la métropole

La concurrence internationale – notamment en matière de recherche – est un fait. S’y ajoute aujourd’hui une concurrence nationale voulue par le président Sarkozy. Dans ce contexte, l’ULP était déjà figure de proue parmi les universités françaises. L’Université Unique est donc un atout dans ce contexte mondial mais sa fondation ne doit pas se faire au détriment des étudiants et de l'enseignement.

Une université attractive est une chance pour Strasbourg, le monde étudiant une richesse extraordinaire pour la ville. La municipalité doit être aux côtés de la population étudiante et travailler en partenariat sur des projets concrets sur les bases d'une confiance mutuelle … Cela n'est pas le cas aujourd'hui : les étudiants sont peu considérés par les équipes en place car … ils sont souvent non électeurs à Strasbourg.

Nous proposons :
- un soutien politique et financier pour le rayonnement international,
- l’invitation d'un représentant étudiant lors des déplacements internationaux ou thématiques "enseignement, vie étudiante",
- la mise en valeur de l'enseignement dans la communication de la municipalité impliquant une promotion de l'université au-delà des frontières de la région, du pays et du continent.

Un plan de financement pluriannuel pourra être envisagé. Notamment sur de nouveaux projets ville-étudiants ou ville-université contractualisés comme :
- la création de nouvelles infrastructures de vie pour les étudiants (Pôle étudiant ouvert sur la ville comme à Reims ou Dijon).
- une aide au développement de certaines filières "stratégiques" œuvrant en accord avec les objectifs politiques de la ville et l’attribution de bourses de thèses dans ces domaines (Economie et technologies vertes, Formation d'interprète, Droit européen, …). Notons que cela aurait pu être fait pour la candidature de Strasbourg Capitale de la Culture avec les formations artistiques qui constituent dans ce domaine un potentiel énorme pour la ville !

Strasbourg donnera l’image d’une ville dynamique, qui tient à son Université et valorise ses étudiants par la création d'un prix de thèse Ville de Strasbourg / Institutions européennes parrainé par une personnalité ou un jury qualifié. En outre, l’aide à la tenue d'évènements universitaires (Savoir en communs, Nuit des chercheurs, Congrès accueillis par les équipes Strasbourgeoises, …) sera accrue.

La municipalité tiendra à être pleinement associée à la stratégie de l’Université. Un maire-adjoint sera chargé de l’accompagnement de l’université dans son processus de fondation et siègera au conseil de l'université. En retour, on peut imaginer un collège de représentants étudiants en contact privilégié avec la municipalité pour le suivi des opérations réalisées en partenariat.

Ces propositions s'inscrivent dans une volonté de refonder des bases saines et solides entre la collectivité, les étudiants et l'université. Chacun doit voir en l'autre un partenaire privilégié et à l'écoute. C'est dans cette optique de relation vertueuse que l'Université de Strasbourg et la ville s'enrichieront mutuellement.

jeudi, 21 février 2008

Ne demandez pas le programme, prennez-le !

ccedd28a1de1e1ac92fc015e0da41135.jpgLe programme ... on en entend dans tous les sens ! Vrai poème à la Prévert ou rédigé dans la précipitation, cache-misère ou démago ... Réfléchi depuis trois semaines, cinq mois ou sept ans ... Préparé en cachette ou en collaboration ouverte ... Dix, quinze, soixante ou cent pages ... On peut tous avoir un point de vue différent, plus ou moins objectif, plus ou moins averti, sur les projets des candidats aux élections municipales.

Aussi, faut-il faire l'effort de consulter les propositions de chacun, sans préjugé ni a-priori. Les médias nous aident, certes, pas toujours avec grande objectivité dans la place accordée ... Les candidats mettent en valeur certaines propositions, mettent sous silence certaines autres ... ou vont même jusqu'à trahir leur véritable dessein malgré les bilans contestés et les critiques acerbes.

La mise en relief de quelques aspects, au cours de la campagne ou dans les documents de propagande, ne sauraient remplacer la lecture brute des projets de chacun. C'est à mon sens un devoir citoyen pour un citoyen responsable. Celui là doit savoir, par lui même et sans filtre, s'impreigner de chaque chose. Comparer de lui même. Engager le débat sur le fond, dans le secret de ses convictions ou sur le terrain avec les candidats.

Pour cela, l'équipe de la liste "Générations Mieux Vivre" propose à tous et en toute transparence le texte brut de leur projet de ville.
Notre conception de la campagne, c'est de proposer à chacun des Strasbourgeois un contrat d'engagement mutuel.
Nous écrivons ce que nous ferons, nous ferons ce que nous avons écrit.

Le programme du Mouvement Démocrate
pour la ville de Strasbourg.

samedi, 09 février 2008

François Bayrou confiant pour Chantal Cutajar

7807ec385db84de8540f31913522e05e.jpg

Avec force et mots pleins, François Bayrou réaffirme son soutien à Chantal Cutajar.
Un message réconfortant pour tous ceux qui comme moi ont le désir ardent et le vif espoir qu'une politique nouvelle émerge à Strasbourg et en France. Oeuvrons pour une voie honnête, sincère et claire. Appuyons nous sur ces bases saines pour construire le Mouvement Démocrate.

vendredi, 01 février 2008

Mais où étaient-ils donc passés ?

6cea8e5b79a33aa94edcef03eb2a7edc.jpgDisparus ...
Ils avaient pourtant occupé des rôles premiers dans le feuilleton à rebondissements de la primaire du Mouvement Démocrate strasbourgeois ... Chantal Cutajar a parlé d'une série à la « Hélène et les garçons » ... Jusqu’à maintenant, on se croyait plutôt dans « Lost », voire « FBI, Portés Disparus » ...

Ludmilla et Jean-Claude avaient pourtant défrayé la chronique.
Episode 1. Dans lequel ils font tout pour obtenir la tête de liste du Mouvement Démocrate – leur amour d’été – pour les Municipales. Tractations en coulisses, désistement mutuel. Ensemble dans l’adversité systématique.
Episode 2. Dans lequel ils font tout pour se voir octroyer les places les plus élevées possibles. Discrédit et malice, relisons Machiavel. Ensemble pour sauver le siège de l’autre … Gagner ? N’y pensons pas. Le beurre, l’argent du beurre et tuons la crémière !
Episode 3. Dans lequel François Bayrou mène les discussions. Lud et JC sont à la 3e et 4e place. Les choix politiques et la composition de la liste revenant à celle qui avait été investie par les militants.
Episode 4. Dans lequel Lud et JC disparaissent. Conviés à la préparation de la campagne ? Absents. Invités aux conférences de presse ? Occupés. Sollicités à s’exprimer sur leurs sujets de prédilection pour un meeting autour des sympathisants ? N’y pensons pas !

Mercredi, Ludmilla, la seule des deux présente, préfère, après une longue hésitation à se diriger vers le pupitre, rougir en substance :
« Je prépare un projet dans un groupe autonome depuis plusieurs années. (…) Concernant l’Eurodistrict, mon équipe n’a pas encore d’idée à proposer puisqu’elle n’a pas été intégrée à celle de la campagne. »
Comment peut-on ne pas avoir d’idée quand on en prépare depuis 6 ans ? Comment oser dire qu’on n’est pas intégré quand on refuse de participer ? Comment se dire porteur du message du MoDem quand on refuse d’être solidaire de la liste que le mouvement présente et qu’on a tout fait pour y figurer en meilleure place ?

Les militants et les colistiers ne sont pas des bœufs ! Ni des tirelires ! Ni des assureurs de sièges !
Ils ont droit au respect comme LHK et JCP avaient droit à l’expression et à la participation au projet municipal. Ils n’ont cessé de se poser en opposants internes à la liste constituée par Chantal Cutajar, au projet qu’elle porte, au message que son équipe veut faire passer !

Finalement, que ces deux amis ne soient plus sur la liste présentée par le MoDem ne changera pas grand-chose pour les strasbourgeois. Les militants, eux, n’auront plus l’impression de soutenir deux chaises à porteurs … mais bel et bien une vision, un engagement, des valeurs pour notre cité … Strasbourg trouvera en notre projet une politique humaine et éthique où l’on s’engage pour tous et pas pour soi …
Dommage pour les figurants de marque qu’étaient Ludmilla et Jean-Claude … leur ambition égoïste aura finalement eu raison de la sincérité de leur engagement.
Construisons maintenant un nouveau scénario … mais sortons des couloirs de la politique !