jeudi, 08 mai 2008

Propagande magazine

274913142.jpgLe numéro d'Avril de Strasbourg Magazine a paru.
Il signe l'installation du nouveau maire de Strasbourg : Roland Ries.

On aurait pu s'attendre à une révolution dans l'édition du journal municipal. Car à entendre M. Ries pendant la campagne, le Tandem produisait une communication toute à sa gloire, totalement orientée sur ses "graaandes" réalisations de verre ou de béton. De fait, on avait droit dès la première page de ce graaand format, à Fabienne, au bras de Robert, regardant plein de ferme ambition et de fière affection surjouée, du haut de leur 9e étage, l'horizon strasbouregois.

De révolution il n'y en a point. Le mot est d'ailleurs bani du discours socialiste. De fait, on a droit en première de couverture à une photo pleine page de Roland Ries, en contre-plongée, les mains en l'air signant la victoire. A croire que le nouveau maire est toujours en campagne. A ceci près qu'il a oublié d'appliquer à lui même les critiques qu'il adressait à l'équipe sortante.

Où est le changement de ton promis ? Le discours humble et le style "proche" ?
Peut-être en page 3 ? Non. L'édito du maire se penche sur son "immmmmense responsabilité" et "l'espéraaaance profonde" des habitants.
Regardons en page 5 alors ? Toujours pas de mesure dans les propos. De la retenue ? N'y pensez pas ! On y décrit avec crue de mots glorifiant "un large consensus autour de R. Ries" et "une élection toute en émotion" devant une salle "comble" où on sentait "une rare intensité". "Le tout à l'image de l'homme, dans l'échange et le respect".
Jusqu'aux pages "quartiers" on profite de l'exposition du "Schwörbrief" à Neudorf pour louer le "geste fort, significatif" du maire bien aimé, photo à l'appui.

Peut-être aurait-on pu préférer que la nouvelle municipalité commence à distiller les éléments de sa nouvelle politique, qu'on explique les domaines de compétences conférés aux adjoints, les pistes de fonctionnement des nouveaux conseils de quartiers ... Autant d'éléments qui, on l'espère, sont déjà conceptualisés par le nouveau maire bien que tout fraîchement élu. En lieu et place, Roland Ries Mega-Star ...

J'espère profondément que le journal d'information municipal sera à l'avenir complètement revu tant sur le fond que sur la forme. Sa raison d'exister est en premier lieu pour informer les Strasbouregois de l'actualité culturelle, associative, économique, artistique, et - bien sûr - politique ... Une telle parution est censé donner les clés de la ville aux strasbourgeois et non promouvoir la municipalité en place.
C'est mal parti pour la nouvelle équipe qui semble confondre les outils de communication municipaux à un mauvais tract de campagne.

Strasbourg magazine doit changer de ton. Passer du descriptif pompeux à la valorisation honnête et complète de toutes les initiatives qui font aller notre ville de l'avant. Certaines grandes villes y parviennent. Roland Ries, après l'euphorie compréhensible de la victoire, souhaitera peut-être s'engager sur cette voie. C'est aussi, malgré tout, comme cela qu'on rénove la démocratie de proximité et qu'on passe d'une politique partisane et fermée à l'application d'un projet à destination de tous ... comme de chacun.

vendredi, 25 avril 2008

L'Orateur et les Militants

1130751112.jpgAprès le succès de la première fable, je ne résiste pas à l'envie de vous en proposer une nouvelle.
Les discours entendus en ce moment sont sources d'inépuisable inspiration.

Travaillez, prenez de la peine :
C'est de fond dont on a bien besoin.

Un bel orateur, sentant son influence vaine,
Fit venir les adhérents, leur parla sans témoins.
« Gardez-vous, leur dit-il, de vendre mon héritage
Et d'aller bien trop de l’avant.
Notre seul salut réside là dedans :
Je vous veux en l’endroit ; réunis et bien sages.
Au bureau installé, ma parole sera pour vous.
Rameutez votre camp et j’organise tout. »

« Pensez, créez, convainquez ; laissez place à l’audace,
A l’adhérent toute la place ! »,
Au bel orateur répliquèrent les adhérents.
Ambition, fond et éthique sont signes de nouveaux temps,
Nous en sommes l’apanage.
Les manœuvres ne seront point cachées. Mais l’orateur bien sage
Doit comprendre que dès lors
Dans la parole des militants réside le trésor.

Librement adpaté de Jean de La Fontaine,
Le Laboureur et ses Enfants

mardi, 01 avril 2008

Les réalisations cachées du Tandem

1913001761.jpg1071199439.jpgFabienne Keller et Robert Grossmann, avant de quitter leur tour d'ivoire, ont laissé derrière eux des projets inaboutis. Malheureusement, les broyeuses ont parlé et beaucoup de grands dossiers ont disparu à jamais.
L'oeil averti du strasbourgeois peut pourtant s'il est attentif, prendre conscience des Grandes Réalisations Englouties qui ne naîtront jamais.
Un exemple.

L'aéroport d'Entzheim a été un sujet vivement polémique pendant la campagne. Cependant, on ignore quel était le véritable dessein de l'équipe municipale sortante : elle avait le désir caché de combiner les avantages du TGV concurrent (l'accès direct en centre ville) avec le confort et la rapidité de l'avion. Entzheim : premier aéroport mondial à desservir un centre ville. Mais comment me direz-vous ?

Hé bien, tout simplement en réalisant une nouvelle piste d'atterrissage sur la Place Kleber, capable d'accueillir les plus gros porteurs internationaux. Les travaux avaient déjà commencé et ont été abandonnés en l'état comme en témoignent ces clichés pris le week-end dernier. La société Altaréa, à qui on a confié un bail emphytéotique, avait d'ailleurs pour mission cachée de transformer le bâtiment de l'Aubette en aérogare tout confort. Objectif déjà partiellement atteint.

Espérons que ces Grandes Réalisations Tandemiques seront révélées après l'audit de Rolland Ries et de son équipe et qu'ils pourront poursuivre cette grande oeuvre de rénovation urbaine !
On parle déjà d'un Grand Opéra Européen subaquatique sous l'Ill au niveau des ponts couverts... rien ne dit quel montant les contribuables devront encore débourser ...

dimanche, 30 mars 2008

Celui qui voulait se faire plus orange que le MoDem

98178858.jpg

Un homme fut au MoDem
Il lui semblait de bon futur.
Lui, qui n’était pas cohérent du tout dans ses thèmes,
Envieux, s’étend, et s’enfle, et confabule,
Pour porter sa personne en modèle,
Disant : « Rassemblons-nous, confrères ;
C’est assez ! dites-moi ; nous n’avons plus de désaccords !
– Mais si. – C’est votre fait ! – Ambition voilà tout. – Ô stérile voie !
– Retrouvons nous sur valeurs et éthique. » Le passéiste déplore,
Méprise et s’engonce dans un discours inconstant.
Le MoDem a toujours des gens qui ne sont pas plus sages :
Des orateurs qui manient avec grâce le double discours,
Des figures arrogantes, qui veulent louanges ou cours,
Mais qu’on ne peut contredire sans subir fusillade.

Librement inspiré de Jean de La Fontaine,
La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf

jeudi, 27 mars 2008

Ces jeunes de la vieille politique

1960339991.jpgDernières Nouvelles d'Alsace - 27.03.08
"Un certain nombre de jeunes militants du MoDem ont été incités à voter pour les Verts au premier tour de l'élection municipale strasbourgeoise. Et ils l'ont fait. Le but était de faire échec à la stratégie de leur propre candidate MoDem, Chantal Cutajar, à laquelle ils s'opposaient et qui souhaitait "assécher" l'électorat des Verts. Le contrat a été d'une certaine manière rempli. Les Verts sont arrivés devant le MoDem au premier tour des municipales à Strasbourg. Et ce sont eux qui ont pesé dans la balance face au PS, jusqu'à faire alliance. Quant à la candidate du MoDem, son faible score la fragilise maintenant face à tous ceux qui veulent prendre le leadership du parti centriste. On attend la suite des évènements ..."

Le chemin va-t-il être si long pour construire un Mouvement Démocrate où le navire n'est pas sabordé de l'intérieur par les matelots ? Qu'on soit en désaccord avec un positionnement, bien que choisi et souhaité lors d'un vote des adhérents, peut être compréhensible. Mais communiquer de la sorte pour discréditer une candidate dans l'objectif d'une élection interne est plus que déplorable ! On perçoit même dans ce 'chuchotement' un stratagème pervers à plusieurs niveaux.

  • L'implication de "jeunes" au sens large porte le doute sur toute l'équipe des Jeunes Démocrates : cela devra être corrigé;
  • La dévalorisation d'un score qui, s'il n'est pas exceptionnel, demeure dans la moyenne nationale des grandes villes où le MoDem défendait une liste autonome ;
  • La désolidarisation totale vis à vis du MoDem par la publicité d'un acte et d'un choix personnel. Cela va pourtant gravement à l'encontre de notre charte éthique;
  • L'attitude destructrice de ces personnes qui, pour arriver à prendre un pouvoir interne, n'hésitent pas à discréditer le Mouvement dans son ensemble auprès de nos concitoyens.

Ces 'jeunes', vides de courage et d'ambition pour le MoDem, n'exercent nullement une pratique 'jeune' de la politique. J'espère sincèrement qu'ils retrouveront leurs esprits pour une rénovation réelle de notre pratique démocratique. Ou bien, peut-être pourront-ils aller chasser leurs mauvais esprits ailleurs ...

dimanche, 23 mars 2008

Yann Wehrling et le MoDem : "Le moteur de mon action publique est et restera l’écologie"

119251970.jpgYann Wehrling, ancien secrétaire national des Verts, était deuxième sur la liste du MoDem aux élections municipales à Strasbourg. Sur son blog, il revient sur ses choix politiques ambitieux pour les idées et les valeurs. Je reproduis ici quelques extraits de son article en espérant que Yann, dont j'apprécie sincèrement l'engagement et la sincérité, poursuive son action proche d'un MoDem que nous voulons profondément rénovateur de la pratique et des idées de la politique française.

"A Strasbourg, le terrain était favorable à la construction d’un pont entre les Verts et un modem écolo-compatible. Nous aurions pu ouvrir la voie d’une recomposition politique que j’espérais voir se dessiner dans la champ politique français à l’issue de ces municipales.
Les urnes ont parlé. A ce stade, je prends acte que j’ai perdu ce pari à Strasbourg. Je sais que beaucoup de personnes n’ont, in fine, pas compris mon choix. Le refus et le rejet par les Verts d’une telle option (alors que certains verts l’ont fait dans d’autres villes comme à Nancy ou Anthony), puis les difficultés internes au Modem ont largement brouillé à la fois le sens de ma démarche et à la fois l’image de la liste sur laquelle j’avais accepté d’être un candidat “d’ouverture”. Nous nous sommes englués dans des détails qui n’avaient pas d’importance à mes yeux mais qui ont pris une ampleur qui a totalement éclypsé ce qui était pour moi l’essentiel. (…)

Le plus important dans ma réflexion est le poids et l’influence de l’écologie.
J’ai toujours cru en l’écologie comme grille de lecture des choix politiques. Et ma volonté de rapprochement avec le Modem n’était pas un renoncement à l’écologie politique, bien au contraire. Je ne voudrais pas qu’on réduise ma démarche à une adhésion au centre. Il s’agissait avant tout et surtout d’ouvrir la collaboration entre des écologistes de tous bords politiques, et en l’occurence à Strasbourg entre toutes les personnes de bonnes volontés qui veulent avancer avec sincérité sur ce nouvel enjeu fondamental qu’est l’écologie. (…)

Dans le contexte de la préparation des élections municipales et au regard des forces en présence, j’avais perçu dans le Modem qu’il y avait des personnes avec qui il était possible d’aller loin dans ce dialogue et de conduire un parti qui a pesé fortement durant la présidentielle, notamment à Strasbourg, vers une grande prise en compte des propositions écologistes. J’en ai d’ailleurs fait la démonstration car je dois rappeler que beaucoup de propositions du programme de la liste Modem à Strasbourg (qui sont détaillés sur ce blog) étaient vraiment très ambitieuses en matière d’écologie.
Ainsi, ce qui guide ma réfléxion c’est de construire des alliances entre des écologistes de tous bords politiques.  (…)

Je pense que la situation mérite qu’on ouvre aujourd’hui grand le débat sur la place de l’écologie dans le paysage politique français, voire européen et mondial. Je n’ai pas voulu taire mes réfléxions pour de simples logiques d’appareil politique liées aux raisons électorales ou aux querelles intestines et inter-personnelles dont personne ne comprend plus rien… y compris les intéressés eux-mêmes. Le moteur de mon action publique est et restera l’écologie. (…)

Quant à l’opportunisme que certains ont vu dans ma démarche à Strasbourg, si tel avait été le cas, d’autres choix plus confortables s’offraient à moi. Je ne les ai pas faits parce que tel n’était pas mon objectif… (…)"

Yann Wehrling

Lire l'article complet

mercredi, 12 mars 2008

Ethiques de campagne

99201382aea46cc33cc436512d70f949.jpg"Les adhérents du Mouvement démocrate reconnaissent pour l’action en commun la nécessité de l’organisation. Ils acceptent de s’inscrire dans la discipline et la cohérence de cette action.
Les adhérents du Mouvement démocrate assument le débat interne et considèrent le dénigrement externe comme incompatible avec l’engagement.
Les adhérents du Mouvement démocrate sont solidaires des décisions collectives du Mouvement, notamment en termes d’investitures pour les différentes élections."
Extraits de la Charte Éthique du Mouvement Démocrate.

Il me semble bon de ressortir un document pas si ancien que ça mais qu'on avait oublié sous une jolie couche de poussière...
Qu'on soit ancien ou tout nouveau, qu'on s'exprime derrière son pseudo ou a visage découvert, qu'on se soit engagé dans une équipe ou l'autre ... tous devons rester humbles devant les résultats et surtout les analyses des derniers jours.
Je suis extrêmement fier d'avoir participé activement et de manière constructive à cette aventure. Si le résultat est décevant, cela pose malgré tout une pierre supplémentaire de le jardin du MoDem Strasbourgeois. Il est plus connu et reconnu. Il a mené une campagne étonnante et détonante.

Cela étant, les critiques pleuvent. Et on sous-entend même dans certains messages que "des têtes seront coupées". Si chacun est en droit d'y aller de son analyse, la situation est suffisamment complexe pour ne pas être simplifiée à l'extrême. Toute tentative de discréditer une vision par rapport à une position me paraît mal venue et particulièrement détestable. Surtout, cela relève, le plus souvent, plus du dénigrement de personnes que de faits véritables.

Chantal Cutajar n'a pas démérité dans cette campagne. Certes, les résultats sont en deçà de ce qu'on espérait. Des erreurs ont pu être commises, la lisibilité a pu parfois être limitée. Nous l'assumons et nous pourrons en discuter sereinement.
Cependant, les tentatives destructrices internes de déstabilisation ont été plus virulentes que le discours de nos concurrents à l'élection municipale. Cela n'est pas acceptable.
Nous voulons faire autrement de la politique. Le préalable est de toujours se situer dans une action vertueuse qu'elle soit critique ou positive. L'opposition hostile interne au Mouvement et unilatérale à laquelle on a pu assister est clairement incompatible avec une parole forte à l'extérieur et a fortiori avec un débat sain à l'intérieur.

Cessons alors ces attaques infondées :

  • La liste Générations Mieux Vivre n'a pas fait une contre-performance au regard des autres listes MoDem dans les villes de plus de 100 000 habitants.
  • Les verts n'ont pas seulement dépassé le MoDem aux municipales. L'écart entre les deux formations politiques est même plus important aux cantonales.
  • Le score des candidats MoDem aux élection cantonales n'est pas meilleur que celui des municipales. L'éparpillement des voix entre 11 listes est de fait plus important que lorsque la concurrence est moins forte. En outre, les cantonales sont un scrutin uninominal - on adhère ou pas à une personnalité - alors que l'élection municipale est un scrutin de projet et de liste où le poids des partis traditionnels est (malheureusement) important.
  • Les candidats MoDem aux élections cantonales n'ont pas participé à la liste en course pour la mairie. Leur investiture relève des instances provisoires départementales et nationales et n'a pas été soumise au vote des adhérents. Ils ont clairement manifesté leur hostilité à la liste Générations Mieux Vivre, soutenant même d'autres listes en course dans leur discours publique. La liste de Chantal Cutajar n'a pas interféré dans leur campagne et a parfois soutenu des candidats en participant à certaines manifestations qu'ils organisaient.
  • La tête de liste MoDem n'avait pas pactisé avec R. Ries avant le 1e tour comme on a pu le lire. Elle a répondu favorablement et avec enthousiasme à l'ouverture que ce dernier proposait au soir de l'élection ("Plate-forme programmatique", disait-il). Elle a refusé l'accord le lendemain et a manifesté sa déception face au contenu proposé par le PS, vide de tout accord sur les idées. Qu'aurait on entendu si elle avait accepté seule cette 20e place isolée ? La démocratie interne a au contraire fonctionné et l'équipe qui l'entourait a été consultée. La décision de ne pas compromettre le MoDem dans une alliance artificielle et vide de sens a été collective.
  • La position de répondre favorablement à une hypothétique proposition de discussion avec de Tandem a été tenue dans le même esprit. Rien n'était alors décidé quant au contenu d'un accord encore moins quant à sa signature.

Je souhaite vivement, qu'au regard des échéances prochaines qui attendent le Mouvement Démocrate strasbourgeois et alsacien, nous puissions nous affranchir de ces querelles de chiffonniers et tous ne pas défendre avec virulence nos positions en ne cessant de jeter le discrédit sur les idées de l'autre.
Nous voulons une pratique saine de la démocratie interne. Mais une pratique active, constructive, concrète.
Cela suppose des choix clairs, un discours fort et sincère. Ils doivent être visiblement en accord avec les actes.
Nous devons en finir avec ces pratiques d'un autre temps ou d'un autre parti. La démocratie interne doit être apaisée mais fructueuse. La manipulation, le combat d'influence, l'engagement intéressé doivent disparaître.
J'en appelle aux militants - notamment les nouveaux - à être vigilant et à ne pas se décourager. Le Mouvement Démocrate a besoin de tous pour se construire. Il a besoin d'une ossature solide. D'un débat productif. D'un engagement fort et désintéressé. C'est à ces conditions que nous passerons effectivement d'un parti de notables à un mouvement populaire et que nous serons en mesure de diffuser et trouver écho à nos valeurs et nos propositions chez nos concitoyens.

vendredi, 07 mars 2008

En attendant dimanche ...

Notre Contrat d'Engagement
pour une action concrète et réaliste :
Mieux Vivre à Strasbourg.

Démocratie locale rénovée,
Eco-écologie,
Pouvoir d'achat.

Le seul projet chiffré et neuf.
Une équipe nouvelle pour une politique nouvelle.

jeudi, 06 mars 2008

Jeunes et municipales : Débat MoDem / MJS à Sciences Po

1382032438.jpgJe reproduis ci dessous l'article publié par l'Afges à la suite du débat entre de jeunes colistiers de Rolland Ries et de Chantal Cutajar.
L'occasion de remercier le BDE de Sciences Po et l'Afges pour leur action constructive et saine dans le débat de la campagne municipale strasbourgeoise.

"Dans le cadre du cycle de débats sur les élections municipales, le BDE Sciences Po et l’association Sciences Po Forum recevaient, hier mardi 4mars, les représentants des jeunes encartés dans les différents partis.
Amphi comble de supporters des différents candidats à la Mairie de Strasbourg, venus écouter Nassira Djedid (MoDem, 31ème de liste), Guillaume Béchade (MoDem, 22ème de liste), Antoine Detourné (Président du MJS) et Paul Meyer (PS, 25ème de liste). Jean-Philippe Vetter (Jeunes UMP) avait dû se décommander.

Après quelques joutes en bonnes et dues formes sur les qualités et défauts respectifs de chaque mouvement en guise d’introduction, les animateurs ont amené les intervenants sur la question du rôle des jeunes dans les listes aux municipales.
Pour Paul Meyer, le rôle des jeunes ne doit pas se cantonner aux questions de jeunesse. Par exemple, en matière de logement : il doit s’agir d’une politique globale qui doit prendre en compte notamment la question des jeunes, et notamment des étudiants face aux problèmes de logement.
Nassira Djedid estime quant à elle que souvent, les jeunes sont associés en politique plus pour donner crédit, sans être réellement écoutés. Au MoDem, indique-t-elle, les jeunes ont pleinement leur place dans les réflexions et les positionnements. L’intérêt de la présence de jeunes sur une liste est notamment de parler directement aux jeunes strasbourgeois.

Rejetant l’idée de rapport de force entre jeunes et « anciens », Guillaume Béchade insiste sur l’importance de la concertation préalable à tout projet politique, qui intègre les jeunes au même titre que les militants plus chevronnés.
A la question de la salle « Intégrer les jeunes en politique revient-il à leur donner des responsabilités ? », Paul Meyer répond « Il est plus facile d’envoyer un jeune au casse-pipe que de le place en position d’éligibilité ».

Alors que la municipalité strasbourgeoise actuelle ne compte pas d’élu en charge de la jeunesse (mais un élu en charge de la « jeunesse en difficulté »), chacun a profité de cet échange pour rappeler les priorités de son camp pour les jeunes.
Ainsi, le MoDem compte trois axes prioritaires en matière de jeunesse, que sont le logement, le logement, les transports, et la qualité de vie dans la ville.
Pour le MJS et le PS, il s’agit plutôt, dans le principe, de redonner une place à la politique des jeunesses
, en instaurant par exemple une délégation du Maire à la jeunesse.

Si ce débat n’aura pas apporté, sur le fond, de grande déclaration inattendue, il permet au moins de rappeler l’intérêt que les étudiants portent aux questions politiques, et à la vie de la cité… Pour peu qu’ils s’y sentent associés."

lundi, 03 mars 2008

L'Université de Strasbourg et les municipales #2

1450728660.jpgUniversité unique : de nouveaux enjeux pour la vie étudiante

Logement, transports, éveil de la ville … sont les faiblesses majeures de Strasbourg pour son rayonnement auprès des étudiants. Tous ces points appartiennent au domaine de compétence de la ville ! La richesse principale, qui réside dans le tissu étudiant qui ne demande qu'à se développer, ne doit pas être gaché.

La richesse de la vie étudiante est capitale pour attirer les étudiants des autres régions ou étrangers. L’AFGES constate pourtant des réticences de la municipalité sortante (réduction des soirées étudiantes à 30 par an au Caveau de la Gallia, interdiction de créer une terrasse devant le RU Gallia...). A offre de formation égale entre universités françaises et européennes, c’est l’attractivité de la ville, son dynamisme qui détermine le choix de l’étudiant.

Les propositions de la liste "Générations Mieux Vivre" du MoDem et de Chantal Cutajar mettent l'acent sur ces trois points cruciaux que sont le logement, les transports et le dynamisme de la cité.

Bien se loger est une difficulté majeure des étudiants. Notre action en faveur du logement sera triple :
- libérer du foncier (dents creuses et friches en réhabilitation) pour permettre la construction de nouveaux logements,
- mettre en place une aide à la caution,
- inciter à l'isolation pour une baisse des charges locatives.
Nous réfléchirons à une gestion commune avec les associations (délégation de service publique) qui ont fait leur preuve (AFGES gère notamment le restaurant universitaire Gallia de manière efficace).
Par ailleurs, un programme de fond permettra la détection et la dénonciation du logement insalubre et la mise en place d'un indice des loyers en partenariat avec les associations de consommateurs.

Nous permettrons le développement des transports par une politique ambitieuse :
- une baisse du prix du ticket de tram de 10%,
- la mise en place du Vélib gratuit,
- la poursuite de l’extention des lignes de tram, la construction d’un réseau de tram train complet, le développement des bus de nuit sécurisés.

Une nouvelle Charte de la Vie Nocturne permettra de promouvoir le divertissement de nuit à Strasbourg. Il souffre cruellement d’un manque de liberté. Elle insufflera une rénovation des lieux de distraction, d’une extension des autorisations d’ouverture et en contrepartie assurera le respect du calme pour les riverains. Cette nouvelle charte se fera en concertation avec les professionnels et les associations concernées.

Nous ne souhaitons pas la création de zones de vie exclusivement nocturne. Cependant, de nouveaux établissements d’animation (bars de nuits, boîtes de nuits) pourront s’installer autour de la Laiterie dans un quartier dédié aux cultures nouvelles et à l’animation de nuit.
Par ailleurs, la rénovation des quais au sud du centre-ville permettant une circulation apaisée et partagée créera un lieu convivial de divertissement au bord de l'eau (installation de nouvelles péniches et lieux festifs).
Nous proposerons la mise en place de billetteries de dernière minute aux guichets des salles de spectacle pour s’ouvrir à de nouveaux publics ayant d’autres façons de vivre la culture et l’évènementiel de nuit sera soutenu avec la création par exemple d’une Nuit blanche à Strasbourg.

Ces propositions, résoluement concretes, s'inscrivent dans une volonté de redonner à la ville une dimension jeune et dynamique pour que Strasbourg, de nuit comme de jour, ne reste pas un village ...