lundi, 03 mars 2008

L'Université de Strasbourg et les municipales #2

1450728660.jpgUniversité unique : de nouveaux enjeux pour la vie étudiante

Logement, transports, éveil de la ville … sont les faiblesses majeures de Strasbourg pour son rayonnement auprès des étudiants. Tous ces points appartiennent au domaine de compétence de la ville ! La richesse principale, qui réside dans le tissu étudiant qui ne demande qu'à se développer, ne doit pas être gaché.

La richesse de la vie étudiante est capitale pour attirer les étudiants des autres régions ou étrangers. L’AFGES constate pourtant des réticences de la municipalité sortante (réduction des soirées étudiantes à 30 par an au Caveau de la Gallia, interdiction de créer une terrasse devant le RU Gallia...). A offre de formation égale entre universités françaises et européennes, c’est l’attractivité de la ville, son dynamisme qui détermine le choix de l’étudiant.

Les propositions de la liste "Générations Mieux Vivre" du MoDem et de Chantal Cutajar mettent l'acent sur ces trois points cruciaux que sont le logement, les transports et le dynamisme de la cité.

Bien se loger est une difficulté majeure des étudiants. Notre action en faveur du logement sera triple :
- libérer du foncier (dents creuses et friches en réhabilitation) pour permettre la construction de nouveaux logements,
- mettre en place une aide à la caution,
- inciter à l'isolation pour une baisse des charges locatives.
Nous réfléchirons à une gestion commune avec les associations (délégation de service publique) qui ont fait leur preuve (AFGES gère notamment le restaurant universitaire Gallia de manière efficace).
Par ailleurs, un programme de fond permettra la détection et la dénonciation du logement insalubre et la mise en place d'un indice des loyers en partenariat avec les associations de consommateurs.

Nous permettrons le développement des transports par une politique ambitieuse :
- une baisse du prix du ticket de tram de 10%,
- la mise en place du Vélib gratuit,
- la poursuite de l’extention des lignes de tram, la construction d’un réseau de tram train complet, le développement des bus de nuit sécurisés.

Une nouvelle Charte de la Vie Nocturne permettra de promouvoir le divertissement de nuit à Strasbourg. Il souffre cruellement d’un manque de liberté. Elle insufflera une rénovation des lieux de distraction, d’une extension des autorisations d’ouverture et en contrepartie assurera le respect du calme pour les riverains. Cette nouvelle charte se fera en concertation avec les professionnels et les associations concernées.

Nous ne souhaitons pas la création de zones de vie exclusivement nocturne. Cependant, de nouveaux établissements d’animation (bars de nuits, boîtes de nuits) pourront s’installer autour de la Laiterie dans un quartier dédié aux cultures nouvelles et à l’animation de nuit.
Par ailleurs, la rénovation des quais au sud du centre-ville permettant une circulation apaisée et partagée créera un lieu convivial de divertissement au bord de l'eau (installation de nouvelles péniches et lieux festifs).
Nous proposerons la mise en place de billetteries de dernière minute aux guichets des salles de spectacle pour s’ouvrir à de nouveaux publics ayant d’autres façons de vivre la culture et l’évènementiel de nuit sera soutenu avec la création par exemple d’une Nuit blanche à Strasbourg.

Ces propositions, résoluement concretes, s'inscrivent dans une volonté de redonner à la ville une dimension jeune et dynamique pour que Strasbourg, de nuit comme de jour, ne reste pas un village ...

L'Université de Strasbourg et les municipales #1

203115607.jpgLe débat organisé le 27 février par l’Afges entre les candidats des quatre grandes formations politiques prenait une couleur singulière au lendemain de l’adoption par l’assemblée plénière du projet d’établissement de l’Université de Strasbourg unifiant les trois actuelles.

Si les candidats ne se sont pas opposés sur les points essentiels, on retiendra que la volonté pour les différentes équipes de s’engager auprès de l’université est substantiellement différente. Surtout, la méconnaissance de F. Keller de questions universitaires démontre à quel point elle reste en recul sur ces points pourtant cruciaux : elle propose la subvention de Masters, dénigre les conseils d’administration et parle d’instituts sans connaître leur véritable vocation.

Voici quelques points de réflexion qui reprennent en partie les propositions de l’équipe du Mouvement Démocrate et de Chantal Cutajar qui font la différence.

L’UDS : une chance pour la métropole

La concurrence internationale – notamment en matière de recherche – est un fait. S’y ajoute aujourd’hui une concurrence nationale voulue par le président Sarkozy. Dans ce contexte, l’ULP était déjà figure de proue parmi les universités françaises. L’Université Unique est donc un atout dans ce contexte mondial mais sa fondation ne doit pas se faire au détriment des étudiants et de l'enseignement.

Une université attractive est une chance pour Strasbourg, le monde étudiant une richesse extraordinaire pour la ville. La municipalité doit être aux côtés de la population étudiante et travailler en partenariat sur des projets concrets sur les bases d'une confiance mutuelle … Cela n'est pas le cas aujourd'hui : les étudiants sont peu considérés par les équipes en place car … ils sont souvent non électeurs à Strasbourg.

Nous proposons :
- un soutien politique et financier pour le rayonnement international,
- l’invitation d'un représentant étudiant lors des déplacements internationaux ou thématiques "enseignement, vie étudiante",
- la mise en valeur de l'enseignement dans la communication de la municipalité impliquant une promotion de l'université au-delà des frontières de la région, du pays et du continent.

Un plan de financement pluriannuel pourra être envisagé. Notamment sur de nouveaux projets ville-étudiants ou ville-université contractualisés comme :
- la création de nouvelles infrastructures de vie pour les étudiants (Pôle étudiant ouvert sur la ville comme à Reims ou Dijon).
- une aide au développement de certaines filières "stratégiques" œuvrant en accord avec les objectifs politiques de la ville et l’attribution de bourses de thèses dans ces domaines (Economie et technologies vertes, Formation d'interprète, Droit européen, …). Notons que cela aurait pu être fait pour la candidature de Strasbourg Capitale de la Culture avec les formations artistiques qui constituent dans ce domaine un potentiel énorme pour la ville !

Strasbourg donnera l’image d’une ville dynamique, qui tient à son Université et valorise ses étudiants par la création d'un prix de thèse Ville de Strasbourg / Institutions européennes parrainé par une personnalité ou un jury qualifié. En outre, l’aide à la tenue d'évènements universitaires (Savoir en communs, Nuit des chercheurs, Congrès accueillis par les équipes Strasbourgeoises, …) sera accrue.

La municipalité tiendra à être pleinement associée à la stratégie de l’Université. Un maire-adjoint sera chargé de l’accompagnement de l’université dans son processus de fondation et siègera au conseil de l'université. En retour, on peut imaginer un collège de représentants étudiants en contact privilégié avec la municipalité pour le suivi des opérations réalisées en partenariat.

Ces propositions s'inscrivent dans une volonté de refonder des bases saines et solides entre la collectivité, les étudiants et l'université. Chacun doit voir en l'autre un partenaire privilégié et à l'écoute. C'est dans cette optique de relation vertueuse que l'Université de Strasbourg et la ville s'enrichieront mutuellement.